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CRITIQUE: "LA VIE EST BELLE", A CHAQUE SON DE CLOCHE UN ANGE REÇOIT SES AILES

CRITIQUE: "LA VIE EST BELLE", A CHAQUE SON DE CLOCHE UN ANGE REÇOIT SES AILES

Synopsis: "Le décès de son père oblige un homme à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu'il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C'est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l'aider à sortir de cette mauvaise passe..."

Sortie (France): 10 Décembre 1947

 

Critique:

Classique parmi les classiques de Noël "La Vie Est Belle" est diffusé chaque année pendant la période des fêtes outre-Atlantique. Le film nous narre une fable sur l'importance de chaque être humain. Avant de rentrer dans le vif du sujet voici quelques anecdotes: C'est le seul film que Frank Capra a écrit, produit et réalisé. Plus de 100Km de bobines ont été utilisée sur le tournage. Le film a été un échec à son époque en récoltant que 3.3 millions de dollars. 

Dès le début, le long-métrage casse le 4e mur et s'adresse directement au public pour lui faire comprendre que c'est une histoire, le générique est un livre dont les pages tournent afin de dévoiler ses acteurs et son équipe technique. C'était courant à l'époque (on parle d'un film de 1946). Oui c'est en 4/3 et en noir et blanc, mais le charme opère toujours si l'on passe le cap, enfin entre cinéphiles on  se comprend. Il est découpé en deux parties; la première permet d'introduire la petite ville de Bedford Falls (pas loin de New York) et ses habitants. Notre personnage principal; George Bailey est un jeune homme plein d'ambitions, mais le destin va en décider autrement. La seconde partie va consister en la résolution du problème (Georges est dans la panade). 

Ce qui frappe dès que l'on (re) voit un film de cette époque, c'est que les habitudes ont changé! C'est très macho, stéréotypé et il s'en dégage une violence par moments, ça reste de l'ordre du quotidien rien de choquant. Si l'on accepte ses pseudos obstacles; le film nous propose une histoire avec une morale dans la plus pure tradition américaine. L'acting est très théâtrale (années 1940 oblige). James Stewart est une acteur hitchcockien "Sueurs Froides", "Fenêtre Sur Cour" et encore bien d'autres films. Il est très bon et  l'implication de son personnage est réelle, on a envie de l'aider et que le grand méchant perde tout son argent. 

La mise en scène est aussi de ces années-là et donc fixe; pas de mouvements qui rendent le film dynamique. La photographie est quant à elle magnifique; le noir et blanc sur pellicule grade son charme et les nuances sont bonnes. On ressent quand même le côté décors intérieurs du film et c'est donc normal que tout soit bien lisse. 

CRITIQUE: "LA VIE EST BELLE", A CHAQUE SON DE CLOCHE UN ANGE REÇOIT SES AILES
CRITIQUE: "LA VIE EST BELLE", A CHAQUE SON DE CLOCHE UN ANGE REÇOIT SES AILES
CRITIQUE: "LA VIE EST BELLE", A CHAQUE SON DE CLOCHE UN ANGE REÇOIT SES AILES

"La Vie Est Belle" est figée dans le temps avec un esprit de Noël bien présent, on est unique! Avec un happy end qui résout absolument tout et on tient ici un classique du genre qui mérite que l'on s'y attarde si l'on veut simplement être dans l'esprit de Noël. C'est mielleux et le le peuple triomphe face au méchant capitalisme, un bon film (qui date) pour qui veut être au chaud sous la couette.  

Note:  (3/5)

 

Courtesy of SwashBuckler Films

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