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CRITIQUE: "HALLOWEEN"

CRITIQUE: "HALLOWEEN"

Oubliez tout ce que vous savez sur la saga Halloween excepté le premier du nom "Halloween: la nuit des masques" de 1979. Ce nouvel opus est la suite du premier film 40 ans après. On va donc retrouver Laurie Strode (Jamie Lee Curtis) devenue mère et grand-mère qui se prépare activement pour la soirée d’Halloween puisque c’est durant cette nuit que son pire cauchemar, Michael Myers va être transféré dans un autre hôpital psychiatrique...

Ce film est clairement un hommage au premier "Halloween" que David Gordon Green (Stronger, Joe) agrémente de nombreux clins d’œil et reprend essentiellement la même construction narrative tout en réactualisant un peu le tout. Narrativement, on est toujours avec deux points de vue: celui de Myers et celui de Laurie avant de les rassembler pour la confrontation finale. De plus, certaines scènes sont presque identiques (les meurtres dans la maison, le car de transfert crashé avec les malades qui errent) sans oublier ce fabuleux générique avec la citrouille à gauche qui représente le tueur (l’œil droit de la citrouille) et son couteau (le nez) repris tel quel (avec juste une petite variante) sur la musique mythique de Carpenter.

Le réalisateur effectue une remise au goût du jour, tout d’abord, dans les plans qui sont plus longs décuplant la violence de Myers. Presque drôles dans les apparitions du tueur dans les maisons, le film reste évidemment dans les codes horrifiques en mettant en scène des courses-poursuites, du suspense, de la surprise avec un tueur tranquille mais plus traqué que jamais.

CRITIQUE: "HALLOWEEN"

Les femmes sont bien représentées dans ce nouvel opus puisque nous avons affaire à une Jamie Lee Curtis remontée à bloc et plus badass que jamais! Sa vie a changé après sa première rencontre avec Myers (ressortie traumatisée) et durant toutes ces années, elle s’est préparée (quoi qu’en dise les gens) à lui faire face et l’attend de pied ferme. On a ici l’image d’une femme forte qui ne compte que sur elle-même. Sa fille (Judy Greer) et sa petite-fille (Andi Matichak) sont également bien représentées.

Dans cet opus, Michael est plus violent et le réalisateur filme au plus près les meurtres. On en assiste à plusieurs mais certains restent hors-champs ce qui enlève toute la peur que peut ressentir le spectateur. Toutefois, grande différence avec le premier film: on a la présence du sang à l’écran (durant les meurtres mais notamment avec des traces sur des meubles ou sur les mains du tueur) voir même plus que « juste » du sang... Un point intéressant est développé ici; Gordon Green essaye de comprendre pourquoi Michael Myers tue, est-ce qu’il aime ça mais surtout, a-t-il créé un second monstre? Rendant le film et le tueur un peu plus profond et travaillé psychologiquement.

Même si ce film cherche à être plus dégoutant visuellement, il ne fait finalement pas si peur que ça (et presque pas sursauter) au point que l’on pourrait le ranger dans la catégorie des thrillers. Il y a une certaine tension tout au long du film (où se cache-t-il? Va-t-elle survivre?). David Gordon Green réussi à faire un digne hommage et une belle suite au premier "Halloween" de Carpenter.

Note: 4/5

Remerciements à Justine de "Ptite Cinéphile" (http://ptitecinephile.wordpress.com)

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