Planète Cinéphile

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#CANNES2015: "PARADIS PERDUS" (LUNDI 18)

#CANNES2015: "PARADIS PERDUS" (LUNDI 18)
#CANNES2015: "PARADIS PERDUS" (LUNDI 18)

Attaquons ce début de semaine avec deux nouveaux films en compétition, "Mon Roi" de Maïwenn & "Carol" de Todd Haynes. Et surprise, nous parlerons également du nouveau Brad Bird, "À La Poursuite De Demain", qui sort ce Mercredi et que nous avons vu au début du mois !

Film très attendu au tournant par la critique internationale, quatre ans après le succès de "Polisse" (Prix du Jury), Maïwenn est de retour sur le devant de la scène avec "Mon Roi". Tony est admise dans un centre de rééducation après une grave chute de ski. Dépendante du personnel médical et des antidouleurs, elle prend le temps de se remémorer l’histoire tumultueuse qu’elle a vécue avec Georgio. Pourquoi se sont-ils aimés ? Qui est réellement l’homme qu’elle a adoré? Comment a-t-elle pu se soumettre à cette passion étouffante et destructrice ? Pour Tony c’est une difficile reconstruction qui commence désormais, un travail corporel qui lui permettra peut-être de définitivement se libérer… Dimanche, la France entrait en compétition officielle, avec le nouveau projet de Maïwenn. Construit sous forme de flashbacks (montés en alternance avec le moment présent), "Mon Roi" permet de revivre les dix années passées de la Vie de couple de Tony. Un "drame" romantique (problème sociétal) très actuel qui joue à 200% la carte du bobo parisien, et où l'on prend un malin plaisir à suivre et partager l'émotion du quotidien de ce couple. On ressent bien que le film a été mûrement réfléchi par sa réalisatrice, la mise en scène parvient toujours à être juste tout en cherchant à s'effacer lorsque cela est nécessaire. Excellentes interprétations de Emmanuelle Bercot et Vincent Cassel qui s'amusent presque de leurs rôles, comme le ferait des enfants gâtés avec leurs jouets. L'autre gros kiff du film, c'est de retrouver réunis sur une même affiche: Vincent Cassel, Emmanuelle Bercot, Louis Garrel, Isild Le Bescot et Norman Thavaud - film générationnel ? D'ailleurs, quelque chose de l'ordre de la transmission, de l'héritage transparaît, en filigrane durant le film. Seul bémol, une fin quelque peu brutale qui tranche avec la générosité narrative et captivante des 130 minutes. Autopsie d'un échec sentimental et familiale réussie, "Mon Roi" est capable de décrocher un prix au Palmarès (Note: 3,5-4/5) - Sortie (France): 21 Octobre 2015.

Le scénariste, metteur en scène et producteur américain Todd Haynes, revient sur la Croisette, seize ans après avoir reçu le Prix de la Meilleure Contribution Artistique pour "Velvet Goldmine". "Carol" se déroule dans le New York des années 1950; Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d'un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle. Rien d'encore vraiment exceptionnel jusqu'à ce que "Carol" débarque en compétition, où cette dernière vient d'atteindre un nouveau sommet (après "Le Fils De Saul"). On parlait d'abus de plans fixes hier - aujourd'hui, avec cette nouvelle réalisation signée Todd Haynes, force est de constater qu'un effort particulier a été misé sur la réalisation (l'apparition de plans travellings et grues, grain à l'image) ainsi que d'une direction artistique soignée (décors, costumes, maquillages, coiffures). Mais tout cela reste très contenu et pas du tout outrancier, comme marqué par une recherche d'authenticité inconventionnelle - univers sophistiqué mais sobre. Avouons que le début de ce conte de Noël prend du temps à se mettre en place mais jusqu'à la fin, nous avons affaire à une véritable pureté cinématographique (aussi bien au niveau des enjeux scénaristiques que des intentions du cinéaste). Cate Blanchett porte le film, avec une impression de travestissement sans égal, aux côtés de la remarquable Rooney Mara. Une séduisante reconstitution historique, engagée, angélique et qui évoque la cinéphilie ! Film à prix, très probablement au Palmarès. (Note: 4/5) - Sortie (France): N.C.

Et comme promis, on finit avec "À La Poursuite De Demain" de Brad Bird ("Ratatouille", "Les Indestructibles"). Long métrage de science fiction, qui n'a rien à voir avec Le Festival de Cannes, mais qui a été projeté à la presse en début de mois et qui sort ce Mercredi dans les salles. L'histoire d'une destinée, celle de Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin ! Back to the roots pour Disney et sa vision futuristique remontant aux sixties, avec sa participation à l'élaboration de l'exposition World's Fair de New-York - l'apport de l'imaginaire à la science. Un blockbuster ambitieux (190 M$) réalisé par Brad Bird, cherchant à remettre au goût du jour ce pan quelque peu oublié de la culture Disney. Malgré cette intention tout à fait louable, le scénario du film comprend de nombreux enjeux qui s'entremèlent trop souvent, nous laissant souvent pantois (par exemple, le flashback du début sur George Clooney relié à un présent qui va s'avérer être situé à la fin du film n'est pas rendu clair dans son traitement, surtout pour un film s'adressant à un jeune public). A cela, il faut ajouter la différenciation entre le monde réel du monde de demain, ainsi que les êtres humains des êtres bioniques tout au long des 2h10... Cela étant dit, le casting composé de Britanny Robertson, Raffey Cassidy, George Clooney et Hugh Laury est tout à fait pertinent et les effets spéciaux épatants. Le film rend également hommage à tout ce qui a trait à la culture geek, dont une séquence assez brillante dans une boutique, que nous vous spoilerons pas ! Nous reste un seul regret, ne pas avoir vu le film en 3D et en IMAX - car oui, les configurations techniques comptent, notamment en projection presse et surtout pour ce genre de cinéma. Quelque peu décevant, bien que visionnaire. (Note: 2,5-3/5) - Sortie (France - IMAX 3D): 20 Mai 2015.

Demain, place à "La Loi Du Marché" de Stéphane Brizé, "Plus Fort Que Les Bombes" de Joachim Trier ainsi que le très attendu "Vice Versa" de Pete Docter !

BONUS:

Aujourd'hui, ce sont les fans de jeux vidéos qui ont été servis ! La première image de l'adaptation de la série vidéoludique dévelopée par Blizzard Entertainment a été dévoilée: "Warcraft". L'adaptation est en marche depuis de nombreuses années, et il faudra attendre encore 1 an pour voir le film en salles (9 Mars 2016). Et le personnage que l'on voit sur cette première image est un Orc du nom de Orgirm Doomhammer ! Le superviseur des effets visuels du film, Bill Westenhofer, est notamment connu pour "L'Odyssée de Pi", film qui lui a même valu un Oscar.

Synopsis: "Adaptation du célèbre jeu vidéo Blizzard Entertainment, mettant aux prises Anduin Lothar, héros de l'Alliance humaine, et Durotan, chef des Orcs."

#CANNES2015: "PARADIS PERDUS" (LUNDI 18)

* "Steve Jobs", biopic d'un homme qui a révolutionné le monde, avec dans le rôle titre Michael Fassbender ("X-Men"), s'offre un premier teaser inédit en plein Festival de Cannes ! Réalisé par Danny Boyle ("127 Heures"), ce biopic sort deux ans après "Jobs" avec Aston Kutcher qui n'a pas réussi à convaincre la public. Mais avec Mr Boyle aux commandes, on ne peut qu'attendre le film ! Sortie en France le... Ouch: 6 Janvier 2016 !

Synopsis: "Une évocation de la vie de Steve Jobs, fondateur d'Apple, d'après la biographie de Walter Isaacson, best-seller 2011."

 

Courtesy of Le Festival de Cannes, AFP, Legendary Pictures & Universal Pictures

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