Planète Cinéphile

Cette semaine

CRITIQUE: "LE LABYRINTHE: LA TERRE BRÛLÉE"

CRITIQUE: "LE LABYRINTHE: LA TERRE BRÛLÉE"

Synopsis: "Dans ce second volet de la saga épique LE LABYRINTHE, Thomas et les autres Blocards vont devoir faire face à leur plus grand défi, rechercher des indices à propos de la mystérieuse et puissante organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d'obstacles inimaginables. Plus de gouvernement, plus d'ordre… et des hordes de gens en proie à une folie meurtrière qui errent dans les villes en ruine. Les Blocards vont devoir unir leurs forces avec d'autres combattants pour pouvoir affronter WICKED et tenter de défier son immense pouvoir."

Sortie (France – 3D): 7 Octobre 2015

 

Critique

L'Été dernier, surfant sur le web comme la plupart du temps, je suis tombé par hasard sur la bande-annonce d'un film nommé "Le Labyrinthe". Après quelques recherches autour du film, j'ai apris qu'il était tiré d'un roman. Le synopsis me branchait bien, j'ai donc décidé de ne pas regarder la bande-annonce et me suis acheté le livre, parce qu'il faut bien de temps en temps quitter son écran d'ordinateur ! J'ai très vite arrêté la lecture au bout de seulement une cinquantaine de pages tant l'histoire me paraissait cliché et destinée à des adolescents qui s'abreuvent de livres sans fonds et de leurs adaptations cinématographiques tout aussi mauvaises (cc @SagaTwilight). Toujours sans avoir vu une seule image du film, je me suis rendu à l'avant-première du film dans mon petit CGR de province, et comme avec le livre, j'ai eu envie de quitter la salle dès les premières minutes. Le film ne m'a pas intéréssé une seule seconde: un pur produit commercial aux enjeux bateaux, avec des personnages clichés, une fin totalement bâclée, bien que l'intrigue m'ait bien plu jusqu'à la moitié du long-métrage.

C'est donc avec une certaine appréhension que je me suis rendu dans une salle obscure, un an plus tard et toujours en avant-première dans mon petit CGR de province, afin de voir vers où l'histoire allait dans cette suite intitulée "Le Labyrinthe: La Terre Brûlée", toujours réalisée par Wes Ball. Les bandes-annonces vendaient exactement la même chose que le premier, mais vu que j'aime bien écrire sur ce site, je me suis dit que de toute façon ça ne pouvait pas être pire que le premier ! Et j'ai bien eu raison car selon moi cette suite est largement supérieure au premier, contrairement à ce qui peut se lire sur internet depuis sa sortie aux USA.

Tout d'abord, ce qui m'a davantage plu dans ce second opus est le développement de l'univers. Le film commence in medias res (comme dans le premier vous allez me dire), et cette scène annonce directement le ton du film, et la promesse qu'il va tenter de tenir (et qu'il tient): développer l'univers tout en essayant de nous en mettre plein les yeux. Pari réussi puisque l'univers présenté est très bien développé. Le rythme du film est assez soutenu même si quelques jumpscares bien placés s'apposent sur l'écran pour nous réveiller. Ce Labyrinthe 2 n'est bien sûr pas exempt de défauts. Tout d'abord, il y a un gros problème d'enjeux. Les personnages fuient WICKED sans réellement savoir pourquoi ils les fuient. Le film m'a complètement emporté durant son premier acte dans la forteresse de survie. Je m'étais attendu à rester plus longtemps dans cet endroit, mais on en sort finalement assez vite (des coupes ont probablement dû se faire par rapport au livre).

CRITIQUE: "LE LABYRINTHE: LA TERRE BRÛLÉE"

Les personnages ne font qu'une seule chose durant une partie du film: bloquer des portes avec des objets débiles... Comment voulez-vous bloquer une porte blindée avec un noeud de draps ? Les réactions de certains personnages face à des situations critiques sont aussi parfois risibles. Pour vous donner un exemple (le plus flagrant), Thomas jette son arme vide à des soldats armés jusqu'aux dents, persuadé qu'il arrivera à les faire reculer. Les acteurs livrent tous des prestations assez supérieures au premier, excepté Kaya Scodelario qui nous livre un jeu à la Kristen Stewart (traverse le film bouche entrouverte).

Les scènes d'actions sont très dynamiques car bien filmées, même si les brûlés (pour ne pas les appeler zombies) ne sont selon moi pas assez montrés directement devant la caméra. Ces scènes apportent un vrai rythme et sont assez incroyables pour la plupart. Le relief (3D) apporte quelques moments de bravoure, bien que la profondeur aurait méritée d'être plus travaillée par moments. Même si arrivé à la fin du film je me suis dit que j'avais passé un bon moment, j'ai eu l'impression en y réfléchissant qu'on s'était un peu foutu de moi. En effet, rien n'empêcherait de supprimer une bonne demi-heure, que je ne citerai pas pour éviter tout spoil mais que vous saurez trouver en vous penchant sur le film, à posteriori.

Pour conclure, "Le Labyrinthe: La Terre Brûlée" est un bon film, supérieur au premier, mais qui avec quelques mois de travail en plus, aurait été un excellent divertissement. Je vous encourage donc à aller le voir, on en a pour son argent !

 

Note:  (3,5/5)

 

Courtesy of Twentieth Century Fox France

Partager cet article