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CRITIQUE: "AU ROYAUME DES SINGES"

CRITIQUE: "AU ROYAUME DES SINGES"

Synopsis: "Les réalisateurs de Chimpanzés nous entraînent dans la jungle profonde d’Asie du Sud au cœur de la forêt humide primaire du Sri Lanka, où vivent les macaques à toque dont la hiérarchie sociale est des plus strictes. La vie peut s’avérer belle, la nourriture abondante et la sécurité assurée si tant est que l’on soit né au plus haut de l’échelle sociale. Mais pour Maya et son nouveau-né, la lutte est quotidienne. Il leur faudra beaucoup d’ingéniosité, de travail et un peu de chance pour espérer changer leur place dans le monde. Découvrez un royaume où rien n’est jamais acquis !"

Sortie (France): 11 Novembre 2015

 

Critique

Au-delà d'un message écologique qui ne cherche pas en priorité à rallier son audience à une cause mais plus à la sensibiliser, les réalisateurs, Mark Linfield et Alastair Fothergill, veulent avant tout faire découvrir une merveilleuse espèce, le macaque à toque, ainsi que de très beaux paysages qui, on l'espère, seront retrouvables dans 10, 20, 100 ans.

Bien sur, l'Homme descend du singe mais, nous avons souvent tendance à nous croire supérieur et à penser que nous sommes les seuls à réagir comme nous le faisons. En réalité il y a de l'Homme dans le singe et il y a du singe dans l’Homme. Nous avons beaucoup plus de similitudes que de différences. C'est ce que nous montre ce film.

Alors que retenir de ce film: une bande son à tomber, des paysages à couper le souffle, une nature vaste et époustouflante et l'incroyable héroïne de cette épopée qui nous happe complètement: Maya.

Les singes sont beaucoup plus complexes qu’on ne le pense. La thématique principale de ce film est la lutte des classes. Et oui, même chez les singes il y a différentes classes sociales. Les réalisateurs voulaient à tout prix se focaliser sur une femelle en bas de l’échelle et leur choix s’arrêta sur Maya. Une héroïne tellement émouvante qu’on craint pour elle et son nouveau-né. A chaque péripétie, nous sommes scotchés au fauteuil en espérant que rien ne leur arrive.

On a pu constater que ceux en bas de l’échelle sociale prenaient le plus de risques et étaient les plus débrouillards quand il s’agissait de trouver de la nourriture ou un nouveau lieu habitable après avoir été chassés. Ils devenaient les "sauveurs" de leur tribu alors que ceux en haut de l’échelle étaient complétement perdus ne sachant quoi faire quand leur quotidien est ébranlé. En fait, les singes s’adaptent très facilement aux nouveaux lieux et à tout type de situation. Comme nous en d’autres termes.

Le message que les réalisateurs veulent faire passer est simple et tellement noble: de l’amour et du respect pour ces singes incroyables. Ils ont fait ce film pour préserver la forêt et nous montrer à quel point nous sommes semblables.

Nous avons aimé ce film et savoir que ces espèces sont menacées nous attriste. Hélas, de part la réduction de leurs territoires et des trafics (médical et viande) incessants, ils ne cessent de dépérir. Malgré leur incroyable capacité d’adaptation - ils sont capables de vivre, de se nourrir et de se reproduire en ville – ils ne sont qu’une minorité à être en ville, le reste se trouve toujours dans la jungle et donc toujours en danger.

Claire Keim a très joliment dit: "les réalisateurs ont posé les caméras et la nature a écrit cette histoire digne des plus grands scénarios hollywoodiens". En effet, on pourrait penser que tout a été manigancé dans le but de faire un film à profit; et bien non. Tout est 100% naturel dans ce film. Les réalisateurs ont juste suivi ce que la nature leur donnait.

C’est un mélodrame qui finit bien, comme quoi la nature fait bien les choses.

 

Note:  (3,5/5)

 

Courtesy of The Walt Disney Company France

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