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CRITIQUE: "LE PROPHÈTE"

CRITIQUE: "LE PROPHÈTE"

Synopsis: "Sur l’île fictionnelle d’Orphalese, Almitra, une petite fille de huit ans, rencontre Mustafa, prisonnier politique assigné à résidence. Contre toute attente, cette rencontre se transforme en amitié. Ce même jour, les autorités apprennent à Mustafa sa libération. Des gardes sont chargés de l’escorter immédiatement au bateau qui le ramènera vers son pays natal. Sur son chemin, Mustafa partage ses poèmes et sa vision de la vie avec les habitants d’Orphalese. Almitra, qui le suit discrètement, se représente ces paroles dans des séquences oniriques visuellement éblouissantes. Mais lorsqu’elle réalise que les intentions des gardes sont beaucoup moins nobles qu’annoncées, elle fait tout son possible pour aider son ami. Arrivera-t-elle à le sauver ?"

Sortie (France): 2 Décembre 2015

 

Critique

Roger Allers, qui a longtemps travaillé comme scénariste pour la compagnie Disney, est toutefois plus connu du grand public en tant que réalisateur du "Roi Lion". Avec "Le Prophète", il prend le pari difficile d'adapter à l'écran le célébrissime roman éponyme de l'écrivain libanais, Gibran Khalil. Son oeuvre composée de paraboles transmises par un prophète condamné à l'exil sur une île, renvoie à un style très imagé. Libéré de sa prison, le prophète, prend la direction du port sous bonne escorte. Alors que les autorités en place souhaitent le faire disparaître discrètement, c'est tout l'inverse qui se produit puisque la petite équipe traverse les villages, et bientôt les villes. Sur son chemin, Mustafa, délivre la bonne parole à tous ceux qu'ils rencontrent. Les habitants de l'île sont rapidement tous au courant de l'évènement et viennent à sa rencontre. Constatant, que l'évènement leur échappe, les forces du pouvoir décident d'en finir une bonne fois pour toutes avec Mustafa. Le film se compose d'une succession de courts-épisodes, que l'on pourrait également voir comme des cours-métrages d'illustration de ces paraboles sur des sujets universels tels que l'amour, la mort, la liberté...

CRITIQUE: "LE PROPHÈTE"

Salma Hayek raconte avoir insisté pour la création d'une trame de fond. C'est là qu'ils ont pensé à inventer les personnages de Kamila et de sa fille. Sa fille, Almitra, est tout comme le prophète condamnée à l'exil de la société puisqu'elle fait un véritable voeu de silence. On suit progressivement l'entremêlement des deux parcours, des deux destins. Rogers Allers, met provisoirement de côté l'humour Disney, pour réaliser un film tendre et profond sur la véritable conquête de la liberté. L'intellectuel trouve rapidement sa place dans la société, en s'adressant aux foules pour les éduquer, et ce au prix d'un lourd tribut. Très belle morale pour un film subtile.

 

Note:  (3,5/5)

 

Courtesy of Pathé Distribution

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