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CRITIQUE: "LES HUIT SALOPARDS"

CRITIQUE: "LES HUIT SALOPARDS"

Synopsis: "John Ruth est chasseur de primes, dit Le Bourreau, il est en chemin vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur la route, il va tomber sur le major Marquis lui aussi chasseur de primes et sur Chris Mannix qui doit aussi se rendre là-bas, car il est le nouveau shérif. Le problème, c'est que le blizzard empêche ce beau monde de se rendre en ville et ils doivent donc faire halte au chalet de Minnie où ils sont accueillis par quatre cow-boys mystérieux."

Sortie (France): 6 Janvier 2016

Un huis clos, glaçant avec des personnages qui se méfient de tout, la paranoïa va s'initier dans l'auberge et qui va en sortir ?

 

Critique

Huitième film de QT, ce deuxième western est-il aussi bien que le reste de sa filmographie? Oh! que oui c'est grandiose; ce qui est le plus surprenant, c'est qu'il est comique ce long-métrage. Nos protagonistes sont cupides et il s'en amuse durant ces deux heures quarante-huit. Toujours ces dialogues ultras-longs, mais il y a un sarcasme particulier et on se prend à rire. Non, parce que c'est spécialement drôle, mais la situation l'est bien que cela soit sanglant et cru tout colle avec cet hiver rugueux où la pitié n'a pas sa place. 

Une palette d'acteurs triée sur le volet et vu qu'on les aime, on va tous les citer. On a John Ruth un chasseur de primes joué par Kurt Russell, il n'a aucun état d'âme et son seul but, c'est de toucher sa prime. Daisy Domergue (Jennifer Jaon Leigh) la seule femme du groupe qui est la prisonnière de Ruth (et donc sa prime). Le commandant Warren (Samuel L. Jackson) lui aussi est chasseur de primes à la différence qu'il est noir. Chris Mannix (Walton Goggins) est censé être le nouveau shérif de la ville, voilà notre diligence, et dans l'auberge se trouve déjà; Joe Gage ( Micheal Madsen) Oswaldo Mobray (Tim Roth) Bob le Mexicain (Demian Bichir) et Le Général Sandy Smithers (Bruce Dern). Ces quatres derniers ont un lien et c'est à vous de le découvrir, on ne va pas tout vous dire non plus.

CRITIQUE: "LES HUIT SALOPARDS"

Bon ceci fait, il faut dire qu'ils sont tous sans exception, excellents. Autant de protagonistes à l'écran cela peut faire peur pour le développement de chacun et bien c'est mal connaître notre réalisateur du jour. Dans cette fresque de l'Ouest américain qui se cherche, il se laisse le temps de tout expliquer quitte à être un poil longuet. Il y aura de petites zones d'ombre et heureusement c'est ce qui fait le charme de Quentin.

Comme tout se passe dans cette auberge, il n'y a malheureusement pas de plan-séquence marquant ou encore de folies visuelles comme cela a pu avoir lieu dans les autres productions. "Les 8 Salopards" est plus intimiste, de l'orfèvrerie suisse, tout est millimétré pour faire mouche et le déroulement de l'histoire dévoile judicieusement ses cartes  pour créer l'événement et avoir un regain d'intérêts sans cesse renouvelés.

Qui dit Quentin Tarantino dit du sang en veux-tu en voilà? Bien sûr ! Il ne déroge pas à cette règle. Comme on prend son temps, vous vous doutez que c'est pour mieux exploser et dans un Western, c'est on ne peut plus normal. Cette abondance de globules rouges en devient presque un ressort narratif comique pour montrer la stupidité de ces "8 Salopards" âmes sensibles vous êtes prévenues.

CRITIQUE: "LES HUIT SALOPARDS"

Bon qu'est-ce qui ne va pas alors ? La musique qui est une force de Tarantino est peu exploitée dans ce huis clos. C'est logique vu que tout se passe dans un seul endroit et que le silence permet au doute et au suspens de s'accroître. Les peu de moments où elle intervient donnent de bonnes séquences et une en particulier. Cela étant, c'est quand même en dessous de ce qu'on l'on peut attendre venant de Quentin Tarantino.

Une comédie noire se passant en huis clos voilà comment classer ce nouveau QT. Du cinéma comme on aime si l'on est amateur du genre.

 

Note:  (4,5/5)

 

Courtesy of SND

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