Planète Cinéphile

Cette semaine

BACK 2 CLASSICS: "NEW YORK 1997" (1981)

BACK 2 CLASSICS: "NEW YORK 1997" (1981)

Artisan indépendant du cinéma de genre, John Carpenter a réalisé quelques films aujourd’hui considérés comme des classiques pour les amateurs de fantastique. Au nombre de ceux-ci, "New York 1997" ("Escape from New York"), son quatrième long métrage, est parmi les plus célèbres. Mettant en scène Snake Plissken, anti-héros bad-ass devenu iconique, le film a pour décor la péninsule de Manhattan devenue pénitencier à ciel ouvert où croupit la lie de l’humanité. Or, l’avion du Président des Etats-Unis, transportant une cassette vitale pour l’avenir du monde, s’est écrasé là-bas. C’est à un dangereux criminel, portant bandeau sur l’oeil que la mission de sauvetage est confiée: Snake Plissken a vingt-quatre heures pour sauver le Président.

Film d’anticipation extrêmement sombre, où aucun des personnages n’est bon, "New York 1997" est, sous couvert de cynisme, un regard extrêmement critique sur la société de l’époque et qui n’a rien perdu de sa pertinence. Tenant à la fois du western et du film de pirates (le bandeau noir sur l’oeil du héros est un indice évident), le film de John Carpenter se déroule dans un futur proche très sombre, comme s’il s’agissait d’une exploration de ce que l’homme comporte de plus sombre. Au gré des aventures de Snake Plissken, le spectateur découvre, avec effarement, ce qu’est devenue la société en 1997 (soit seize ans après la sortie du film) et il y a de quoi frissonner.

BACK 2 CLASSICS: "NEW YORK 1997" (1981)

Mais il est également possible de voir "New York 1997" comme un pur film d’aventure, mâtiné de science-fiction et de survivalisme: en ce sens, John Carpenter, cinéaste souvent politisé malgré lui, remplit parfaitement sa mission et, en immergeant son spectateur dans un univers glauque à souhait, délivre la dose d’adrénaline attendue. Malgré un budget que nombre de blockbusters d’aujourd’hui rendraient ridicule, et en partie grâce à un casting inattendu mais remarquable. En anti héros cynique et désabusé, Kurt Russell y est secondé par Harry Dean Stanton, Isaac Hayes, Donald Pleasance, Lee Van Cleef et Ernest Borgnine, pour ne citer qu’eux.

Quinze années plus tard, John Carpenter et Kurt Russell eurent l’occasion de donner une suite à "New York 1997" et se firent offrir un budget conséquent pour "Los Angeles 2013". Échec au box-office, ce sequel prouva néanmoins que le duo n’avait rien perdu de son cynisme. Snake Plissken, devenu icône de la culture populaire (il a inspiré le héros de la série de jeux vidéo "Metal Gear"), continue de narguer l’autorité, à l’image de son réalisateur, au parcours unique.

Remerciements à Laurent de "Deuxième Séance" (http://deuxiemeseance.blogspot.fr) & Le Fossoyeur de Films

Partager cet article