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CRITIQUE: "MY WONDER WOMEN"

CRITIQUE: "MY WONDER WOMEN"

Réalisé par Angela Robinson (réalisatrice de séries télévisées telles que "The L World" ou "True Blood"), "My Wonder Women" retrace les origines du personnage de Wonder Woman par son créateur William (Moulton) Marston (Luke Evans) en s’inspirant de sa vie, il s’agit donc d’un biopic. En effet, avec sa femme Elizabeth (Rebecca Hall), ils vont prendre une étudiante qui les aide dans leur travail (créer un détecteur de mensonge); Olive Byrne (Bella Heathcote) en tant qu’amante. Tout cela est inspiré de faits réels (tous les personnages ont réellement existés) et il semble intéressant qu’un film se consacre à la naissance de la première héroïne féminine à la tête d’un comic.

Ce film est plutôt complet quant à la création du personnage. On cherche vraiment à nous montrer les liens entre la vie de Marston (qui prends Charles Moulton comme pseudonyme d’auteur) et Wonder Woman, notamment lors de l’interrogatoire qui pointe clairement les ressemblances avec le réel et le personnage en nous montrant des cases et planches du comic. En effet, il est ici question principalement de sexe de par la présence d’un ménage à trois, de l’homosexualité, de la pratique du bondage, de l’utilisation de costumes burlesques entre autres pratiqués par le « trouple » reprit dans le comic par l’héroïne qui se retrouve souvent attachée, dominée ou dominante et dans de nombreuses positions sexuelles. Il est plusieurs fois mentionné dans le film que les deux femmes dans la vie de Marston forment la femme parfaite et donc Wonder Woman, l’une est timide et réservée tandis que l’autre est franche et directe.

CRITIQUE: "MY WONDER WOMEN"

Le film se veut féministe, l’amour entre deux femmes étant au centre de celui-ci et plus développé que le reste. De plus, l’admiration pour Olive Byrne par les deux autres personnages est extrêmement visible à l’image. Le sexe et le désir sont très présents mais ne sont pas au cœur du film. Il s’agit principalement de montrer comment les personnages ont réussi à vivre ensemble malgré une société puritaine surtout sur ce sujet tabou. Mais surtout comment leur amour est fort et résistant. De plus, le début du film s’attache à nous montrer la difficulté d’être une femme dans les années 30 et 40 notamment à cause du sexisme ambiant (Elizabeth ultra diplômée va se retrouver secrétaire). Le spectateur ne se sent pas de trop dans ce film très intime et sera sûrement touché par la psychologie de celui-ci qui prône la liberté et l’égalité.

Ce film nous montre que le réel est la principale inspiration pour les auteurs, même pour ceux de super-héros. Le film s’attache à mettre à l’écran la vie des trois personnages et comment ceux-ci ont inspirés Wonder Woman. Il s’agit plus de montrer l’histoire romantique que le processus de création de l’héroïne (le storyboard, les dessins, la création de l’histoire ne seront pas dans le film, excepté certains détails concernant l’héroïne). Les plans sont très travaillés, notamment celui où Olive apparaît vêtue du costume dans l’ombre qui est la plus belle image du film à mon sens. Parfois un peu lent et intellectuel, le film sait transmettre des émotions et des valeurs concernant l’histoire controversée (censure) de Wonder Woman.

Note: 3,5/5

Remerciements à Justine de "Ptite Cinéphile" (http://ptitecinephile.wordpress.com)

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