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CRITIQUE: "OCEAN'S 8"

CRITIQUE: "OCEAN'S 8"

Après avoir réalisé "Pleasantville" et le premier "Hunger Games", Gary Ross est de retour avec "Ocean’s 8". La petite sœur de Danny Ocean; Debbie Ocean (Sandra Bullock) sort de prison après 5 ans de détention avec en tête le plan infaillible d’un futur vol de bijou. Elle décide de réunir rapidement différents talents (joués par Cate Blanchett, Rihanna, Mindy Kaling, Sarah Paulson, Awkwafina et Helena Bonham Carter) pour mettre la main sur un collier convoité.

Le trop plein de stars fait défaut à ce film qui n’a pas le temps de s’intéresser à toutes ces femmes présentes au casting. On passe de l’une à l’autre, sans réel attachement, ce qui ne donne aucune profondeur aux divers profils des personnages. Seules, Sandra Bullock et Anne Hathaway sont fortement mises en avant mais cette dernière est celle qui réussit à tirer son épingle du jeu, de par son personnage de diva drôle malgré elle - imbue de sa personne, voir ridicule.

CRITIQUE: "OCEAN'S 8"

En plus d’être un film 100% féminin, il s'agit d'un film 100% stars où à chaque séquence nous nous retrouvons face à une star qui défile sur le tapis rouge du Met (Kim Kardashian, Serena Williams ou encore Heidi Klum), mais également face à un James Corden qui joue de son mieux (mais mal), le rôle d’un inspecteur en assurance ou encore la présence de Dakota Fanning.

Le coup est très réfléchi (Debbie nous explique qu’elle a mis cinq ans pour le préparer) et est donc parfait. Le spectateur n’est pas stressé et suit les protagonistes faire ce qu’elles doivent faire, nous ne sommes pas sollicités et c’est finalement cette participation qu’il manque pour que le film soit réussi. Le scénario est donc simpliste sans aucune surprise, ni de rebondissements, même si le retournement de situation final est un début. Malgré tout, le film est rythmé, tout s’enchaîne sans aucune pause et le plan nous est présenté petit à petit quand les filles sont sur le terrain. Tout est beaucoup trop simple, les braqueuses ont tout ce dont elles ont besoin en un clin d’œil (un travail dans un magazine réputé ou une hackeuse informatique plus que douée), ce qui nous fait lever les yeux au ciel.

En définitive, "Ocean’s 8" est un film vitrine où l'on nous sert des stars, de l’argent, des bijoux, excepté un scénario digne de ce nom. Nous regardons plus que nous ressentons puisqu’aucune émotion n’est présente. C’est un pur film de divertissement, peu approfondi.

Note: 2,5/5

Remerciements à Justine de "Ptite Cinéphile" (http://ptitecinephile.wordpress.com)

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