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CRITIQUE: "PHOTO DE FAMILLE"

CRITIQUE: "PHOTO DE FAMILLE"

Réalisé par Cécilia Rouaud, "Photo de famille" réunit un casting cinq étoiles. Vanessa Paradis, Chantal Lauby, Camille Cottin, Jean-Pierre Bacri et Pierre Deladonchamps se partagent l’affiche de cette histoire familiale. Le deuxième long métrage de Rouaud (après "Je me suis fait tout petit" en 2012) est centré sur une famille divisée qui se retrouve après la mort du grand-père, laissant la grand-mère atteinte d’Alzheimer seule. Les parents n’ayant jamais rien fait pour resserrer les liens familiaux, les trois petits-enfants prennent l’initiative de se partager la garde de la grand-mère. Vont-ils retisser des liens?

C’est un film qui se veut touchant mais peut-être trop puisqu’il cherche absolument à tirer des larmes aux spectateurs avec des scènes larmoyantes gâchant un peu le film. Il arrive malheureusement beaucoup de « malheurs » (même si le mot est un peu fort) aux personnages et très peu de moments joyeux alors que l'on s’attendait justement à l’inverse, c’est-à-dire à un film autour d’une famille qui s’entraide. C’est d’ailleurs un peu cliché d’avoir des personnages qui ont des problèmes, des préoccupations pour que la famille se réunisse et s’entraide, trop c’est trop. L’histoire familiale est finalement un peu floue et fade dans un film brouillon dû aux nombreux personnages que l’on va suivre (les trois enfants, la mamie et les parents divorcés): trop de monde qui finissent par s’emmêler les pinceaux lors du montage du film. Dommage pour un film choral.

CRITIQUE: "PHOTO DE FAMILLE"

Il faut tout de même relever les prestations de Vanessa Paradis (lumineuse) et Camille Cottin (touchante) qui sont finalement les deux personnages principaux du film. L’une est une "statue touristique" pour gagner sa vie, faisant la honte de son fils, et l’autre à un fort caractère (rôle phare de Camille Cottin qui excelle dans ce type de personnage) qui n’arrive pas à avoir un enfant. La force du film de Rouaud est de réussir à traiter des sujets universels et de les amener parfaitement à l’écran, chaque personne peut se reconnaître dans certains axes narratifs du film (la mère divorcée qui a du mal à laisser son fils aller vivre chez son père, une séparation amoureuse, la dépression, la volonté de reformer une famille ou d’en créer une).

Cecilia Rouaud parvient tout de même à finir en apothéose son film avec une scène touchante et très jolie qui donne un sourire mêlé de sentiments, de nostalgie et de tendresse.

Note: 3/5

Remerciements à Justine de "Ptite Cinéphile" (http://ptitecinephile.wordpress.com)

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