Planète Cinéphile

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RÉTROSPECTIVE PEDRO ALMODÓVAR

RÉTROSPECTIVE PEDRO ALMODÓVAR

À partir du 19 juin prochain, une rétrospective est proposée dans les salles françaises en partenariat avec Pathé Films, TF1 Studio et Tamasa, à l’occasion de la sortie du dernier film de Pedro Almodóvar: "Douleur et gloire" présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 2019.

« Depuis mon enfance, j’ai une relation passionnée avec le cinéma. J’ai eu la vocation très tôt. J’ai toujours voulu faire des films. En tant qu’enfant, je pensais que les acteurs étaient le cinéma. Plus tard, j’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’autres éléments autour d’eux. Des gens, par exemple, qui inventaient une histoire et la racontaient. À partir de ce moment-là, j’ai décidé que ma vocation serait celle du narrateur, le maître du jeu, celui qui décide quelle histoire il veut raconter et comment la raconter. Bien que maintenant je sois réalisateur, je pense toujours que les acteurs sont la matière dont est fait le film. Ce sont eux qui matérialisent l’histoire, ils la portent et en font quelque chose de vivant et de réel... Je suis devenu réalisateur pour diriger les acteurs. »

Pedro Almodóvar

 

RÉTROSPECTIVE PEDRO ALMODÓVAR

« Après quarante ans de carrière, il incarne encore le renouveau : on attend de Pedro Almodóvar qu’il nous surprenne, qu’il nous secoue, qu’il nous séduise, qu’il nous émeuve et nous transporte dans son monde à part… En somme, qu’il soit toujours plus Almodóvar.

 

Un grand cinéaste pas comme les autres. Très espagnol et très universel, léger et grave, tout en contrastes. Un véritable auteur qui s’est d’abord imposé grâce à ses succès au box-offi ce, notamment avec le fameux Femmes au bord de la crise de nerfs (1987), et qui a continué sur cette lancée, porte-drapeau d’un cinéma personnel et public, jusqu’à devenir lui-même la première vedette de ses films. Une figure médiatique, un personnage. En suivant son étonnante trajectoire, on passe de l’underground madrilène (dont son premier long métrage, Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, 1980, est l’émanation) à la scène des Oscars (il obtient celui du meilleur fi lm étranger avec Tout sur ma mère en 2000, mais le vrai tour de force est sans doute sa nomination, deux ans plus tard, à l’Oscar du meilleur scénario pour Parle avec elle. C’est ce qu’il faut rappeler à l’heure de cette rétrospective : Almodóvar embrasse le cinéma sous toutes ses formes, de l’« agitpop » au mythe hollywoodien, et à travers tous ses films, il nous dit sans cesse, sur tous les tons, qu’il aime le cinéma passionnément. »

 

Frédéric Strauss

 

Courtesy of Pathé Films & Tamasa

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