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#ANGELHEART LA VERSION RESTAURÉE BIENTÔT AU CINÉMA

#ANGELHEART LA VERSION RESTAURÉE BIENTÔT AU CINÉMA

En cette rentrée cinématographique et dans le cadre de la Sélection officielle du 45e Festival Américain de Deauville, Carlotta Films a le plaisir de proposer aux cinéphiles, pour la 1re fois en version restaurée en 4K, "Angel Heart" (1987) au cinéma le 18 septembre 2019.

Deux ans après avoir obtenu le Grand Prix du jury au Festival de Cannes pour le poignant "Birdy", le réalisateur britannique Alan Parker change radicalement de registre avec "Angel Heart", polar obscur et fiévreux librement adapté d’un roman de l’Américain William Hjortsberg – écrivain et scénariste ayant notamment collaboré avec Ridley Scott ("Legend", 1985). Dans le rôle du détective bientôt dépassé par les événements, l’acteur Mickey Rourke livre une partition impeccable, digne de son illustre aîné Humphrey Bogart. Il fait face à un Robert De Niro plus inquiétant que jamais, meneur de ce jeu mortifère qui entraînera avec lui les personnages interprétés par les actrices Lisa Bonet et Charlotte Rampling.

D’abord pur film de suspense à l’ambiance urbaine, "Angel Heart" bascule ensuite dans le surnaturel lorsque l’intrigue se déplace en Louisiane. Grand cinéaste formaliste des années 1980, Alan Parker confère à son œuvre une réelle ambition esthétique: tourner un film en couleurs avec un climat proche du noir et blanc. Avec l’aide de son directeur de la photographie Michael Seresin, ils atténueront la couleur pour créer une ambiance inquiétante voire anxiogène. L’atmosphère moite et poisseuse de La Nouvelle-Orléans est non seulement ressentie par les personnages mais également par le spectateur. Plus le film avance, plus cette chaleur devient (littéralement) infernale.

Grand amateur de sujets dérangeants et originaux comme "Midnight Express", Alan Parker évoque dans "Angel Heart" le monde mystérieux de l’occulte et du vaudou. Il va aller jusqu’à recréer une authentique cérémonie vaudou dans les bayous: cette scène, d’une puissance visuelle inouïe, annonce la progressive descente aux enfers de son héros jusqu’au dénouement spectaculaire. Polar dérangeant et angoissant très justement décrit comme un croisement entre "Chinatown" (1974) et "L’Exorciste" (1973), "Angel Heart" est à admirer dans sa somptueuse restauration 4K !

#ANGELHEART LA VERSION RESTAURÉE BIENTÔT AU CINÉMA

Situé en grande partie à La Nouvelle-Orléans, terre vaudou par excellence, "Angel Heart" accorde une large place à ce culte et à ses adeptes. Le terme renvoie à l’ensemble des divinités et esprits que les hommes essaient de se concilier pour s’assurer une vie heureuse. Né en Afrique de l’Ouest et issu des cultes animistes, le vaudou s’est au fil des siècles implanté en Amérique du Nord et aux Caraïbes par le biais de l’esclavage. Forcés de se convertir au catholicisme, les esclaves ont ainsi mêlé aux éléments de culture africaine le culte des saints: on parle alors de « vaudou chrétien ». Seul moyen pour eux de s’exprimer et de transmettre leur héritage, le vaudou devient bien plus qu’une religion: il est à la fois une philosophie et un art – que l’on performe à travers la musique ou la danse.

Aux États-Unis, c’est en Louisiane et particulièrement à La Nouvelle-Orléans qu’il est le plus pratiqué – aujourd’hui encore. Cette religion et ses nombreux rites ont depuis longtemps intéressé les cinéastes: possession des esprits, sacrifices d’animaux, croyance aux morts-vivants (les fameux zombis) et bien sûr la célèbre poupée vaudou. De "Vaudou" de Jacques Tourneur tourné en 1943 au tout récent "Zombi Child" de Bertrand Bonello (2019) en passant par "L’Emprise des ténèbres" de Wes Craven (1988), nombreux sont les réalisateurs qui se sont attaqués au sujet, relayant à travers leurs films plus ou moins de clichés sur ce culte, le rapprochant parfois à tort de la sorcellerie. Toutefois, d’après ses experts et pratiquants, la scène de la cérémonie vaudou d’"Angel Heart" est considérée comme tout à fait crédible – et rend compte de l’importance de la danse dans la pratique du vaudou. Quant à la quête qu’entreprend le personnage d’Harry Angel, elle est significative de ce que le vaudou est avant tout: une quête de soi.

Synopsis: "New York, 1955. Le détective privé Harry Angel est engagé par un certain Louis Cyphre pour retrouver la trace de Johnny Favorite, un ancien crooner qu’il avait contribué à lancer. Devenu invalide pendant la guerre, ce dernier croupirait dans une clinique psychiatrique de la région, mais M. Cyphre soupçonne l’établissement de couvrir sa mort. Harry Angel apprend bientôt que Favorite a été enlevé par deux personnes originaires du Sud des États-Unis, moyennant finance. L’enquête va s’avérer plus dangereuse que prévue, semant la mort sur son passage. Elle conduira également le détective sur les terres mystiques de La Nouvelle-Orléans…"

Courtesy of Carlotta Films

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