Planète Cinéphile

Cette semaine

BERLINALE 2008

berlinale.PNG



Invités d'honneur de la 58e Berlinale, les Rolling Stones ont créé l'événement jeudi à l'ouverture du festival, où a été dévoilé "Shine a light", le film que leur a consacré Martin Scorsese, en prologue à la compétition pour l'Ours d'or.

Vingt et un films du monde entier se disputent le prestigieux prix, remis la veille de la clôture du festival (7-17 février).

La présence de Mick Jagger, Keith Richards, Charlie Watts et Ron Wood à la projection de gala de "Shine a light" en avant-première mondiale et hors compétition, dans la soirée, a provoqué une véritable fièvre.

Les Stones ont participé avec Martin Scorsese à une conférence de presse bondée consacrée à ce documentaire. Dans ce film de deux heures ponctué d'interviews, 16 caméras ont saisi des moments intimes et des angles inconnus, rarement vus jusqu'ici. "Nous ne voyions même pas les caméras. Nous ne savions même pas qu'elles étaient là", a observé le guitariste Keith Richards.

Ce film, chaleureusement accueilli par la presse, est construit à partir de deux concerts donnés par les Stones à New York en 2006, ainsi qu'avec de vieilles images d'archives. Il montre des Stones à l'énergie communicative, même si certains y apparaissent quelque peu vieillis.

"Je ne voulais pas faire un documentaire, je voulais immortaliser l'essence même du spectacle", a expliqué pour sa part Martin Scorsese.

Une chasse aux invitations pour la soirée d'ouverture, bourrée d'invités VIP et suivie d'une fête, a enflammé la ville - "Chez les distributeurs, les tickets sont tirés au sort !", a-t-on indiqué à l'AFP.

Plus musicale que politique cette année, la Berlinale accueille en outre un documentaire sur la rockeuse Patti Smith et un autre sur le groupe Crosby, Stills, Nash & Young.

Elle s'ouvre aussi aux productions populaires chantées de Bollywood avec le film indien "Om Shanti Om" et son bel acteur Shah Rukh Khan, devenu une star mondiale avec le succès de "Devdas".

Après le rock et les paillettes, la compétition débute vendredi avec les deux premiers films dévoilés au public: "In Love We Trust" du Chinois Wang Xiaoshuai, qui relate la lutte d'une mère pour sauver son enfant atteint d'un cancer, et surtout "There Will be Blood" de l'Américain Paul Thomas Anderson, qui vaut à Daniel Day-Lewis une nomination aux Oscars remis le 22 février.

Inspiré du roman "Oil" d'Upton Sinclair, ce passionnant cinquième film d'Anderson - après "Boogie nights", "Magnolia"... - est une fresque épique sur les débuts de l'industrie pétrolière en Californie.

Comme Cannes et Venise, les deux autres principaux festivals de cinéma européens, la Berlinale mise sur le glamour, en accueillant des vedettes qui affolent les paparazzi.

Cette année sont attendues Julia Roberts, à l'affiche de la tragédie familiale "Fireflies in the Garden", ainsi que Scarlett Johansson et Natalie Portman dans le rôle de deux soeurs qui intriguent pour gagner les faveurs du Roi anglais Henry VIII dans "Deux soeurs pour un roi". La star latino Penelope Cruz vient avec "Elegy" d'Isabel Coixet, film tiré d'une nouvelle de Philip Roth.

Trois films français sont en compétition: "Il y a longtemps que je t'aime" de Philippe Claudel où Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein jouent des soeurs séparées par un drame, "Lady Jane", un polar signé Robert Guédiguian, et "Julia" d'Erick Zonca, inspiré du "Gloria" de Cassavetes.

Deux défections de dernière minute dans le jury ont légèrement assombri l'ambiance. L'actrice et réalisatrice française Sandrine Bonnaire a annulé au dernier moment "pour raisons familiales" sa participation. De même, la réalisatrice danoise Susanne Bier, à cause d'un événement "imprévu" lié au tournage de son prochain film aux Etats-Unis.

Le jury de la 58e Berlinale est présidé par le réalisateur franco-grec Costa-Gavras, qui avait lui-même reçu l'Ours d'Or du meilleur film en 1990 à Berlin pour "Music Box", avec Jessica Lange.

 

Courtesy of AFP

Partager cet article