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CINECITTA

 

Les mythiques studios de cinéma Cinecittà de Rome célèbrent samedi soixante-dix ans d'existence marquée par un millier de films et de nombreux chefs d'oeuvre inoubliables, et fêtent surtout un panache retrouvé après une traversée du désert qui a duré plus de vingt ans.

Situés à quelques kilomètres du centre historique de Rome, les studios avaient été inaugurés en grande pompe le 28 avril 1937 par l'ancien dictateur Benito Mussolini.

L'immense complexe de "La ville du cinéma" fut imaginé pour concurrencer Hollywood. Mais ce n'est qu'au début des années 1950 que les studios réussissent leur pari et sont pris d'assaut par les cinéastes américains qui en font un "Hollywood sur le Tibre".

L'âge d'or de Cinecittà va durer jusque dans les années 1960: les plus grands réalisateurs italiens et étrangers viennent y tourner, et les studios verront notamment naître "Ben Hur" de William Wyler (1958) ou "Quo Vadis" de Mervyn LeRoy (1949).

Parmi Roberto Rossellini, Vittorio De Sica ou encore Luchino Visconti, le cinéaste italien le plus fidèle à Cinecittà sera Federico Fellini qui la choisit pour ses plus grands films, de la "Dolce Vita" (1960) à "Satyricon" (1969) sans oublier "Amarcord" (1973).

Dans les 1970 et 1980, le boom des productions télévisées et la crise des productions cinématographiques qui s'ensuivra touchent de plein fouet Cinecittà. Il faudra attendre 1997 et la privatisation quasi totale des studios pour que le colosse italien reprenne vie et attire de nouveau les grosses productions.

En 2002, le réalisateur américain aux origines italiennes Martin Scorcese vient y tourner son "Gang of New York, suivi par Mel Gibson et sa "Passion du Christ" (2004). Le dernier gros contrat en date est la super-production anglo-américaine pour la télévision "Rome", qui relate la naissance de l'empire romain.

Un projet de Centre national de la cinématographie sur le site des studios est actuellement à l'étude, a indiqué samedi dans Il Messaggero le président de Cinecittà Holding, Alessandro Battisti.

 

Courtesy of AFP

 

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