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CONVENTION COLLECTIVE DU CINEMA

Une grève des techniciens du cinéma a démarré mardi, trois syndicats appelant à cesser le travail pendant quatre jours sur les tournages, mais une sortie de crise se dessinait toutefois, trois organisations patronales ayant fait lundi soir des concessions importantes.

Une assemblée générale d'ouvriers et techniciens de la production cinématographique était prévue à 14H00 à la Bourse du travail à Paris, convoquée par les syndicats SNTPCT, le SNTR/CGT et le SGTIF/CGT, et devait décider de poursuivre la grève ou pas.

Ces trois syndicats appellent les salariés à faire grève jusqu'à vendredi, pour la cinquième fois en neuf mois, dans le cadre d'une épineuse renégociation de la convention collective du secteur lancée en 2004 sous l'égide du ministère du travail.

Ils craignent que la renégociation de cette convention - signée en 1939, elle a été renégociée en 1950 mais pas réellement aménagée depuis 1973 - , ainsi que la réévaluation des grilles de salaires qui l'accompagne ne donne lieu à une "politique de la terre brûlée au plan social", qui fasse "table rase des salaires garantis".

Mais mardi en fin de matinée, une sortie de crise se dessinait grâce aux concessions accordées lundi soir côté patronal, par trois syndicats de producteurs sur cinq : l'APC, l'API et l'UPF.

Dans un texte transmis lundi soir aux syndicats de salariés, et dont l'AFP a obtenu copie, ceux-ci s'engagent à maintenir la grille de salaires hebdomadaires actuelle, basée sur 39 heures, revalorisée de 1,14% à compter du 1er juillet, pour "la durée restant à courir" de la convention collective, soit quinze mois.

Ils écartent ainsi le principe d'une grille de 48 heures avancée en mai par l'APC (Association des producteurs de cinéma, ex CSPF), et qui avait provoqué une levée de boucliers parmi les syndicats de salariés.

"Ce nouveau texte prend en compte l'une de nos revendications principales", se félicitait Stéphane Pozderec, délégué général du SNTPCT lundi soir.

"Il y a des avancées", a déclaré à l'AFP Laurent Blois, son homologue au SNTR-CGT, "le texte va dans le bon sens, il reconnaît notamment la nécessité d'organiser des états-généraux de la production cinématographique".

Au SGTIF/CGT, Gérard Besner saluait "une première étape qui permet de continuer la négociation".

Une quarantaine d'équipes de tournages ont fait connaître leur intention de participer à la grève, selon des sources syndicales.

 

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Courtesy of AFP

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