Planète Cinéphile

Cette semaine

STRIKE !

Ces temps-ci, aux Etats-Unis, toutes les productions s'accélèrent et sont même bâclées, ce qui ne nous promet ni de très bons films, ni de très bonnes séries en 2009... Ceci est dû à un préavis de grève qui a été posé par l'ensemble des travailleurs de l'industrie du cinéma : scénaristes acteurs, réalisateurs...

Le préavis a été posé pour juin 2008, c'est pour cela que l'on se dépêche de boucler les productions et que l'on signe actuellement des contrats à la va vite.

Tout le monde tente de prendre du boulot tant qu'il y en a et l'industie américaine produit un maximum de films pour faire rentrer de l'argent avant le black-out annoncé. Imaginez un peu une vie sans films, sans séries...


En tout cas une chose est sûre: les bons films seront rares. En effet, les réalisateurs qui ont besoin de temps et d'inspiration pour mûrir de beaux projets sont court-circuités, comme par exemple Roman Polanski qui a dû renoncer à réaliser son projet Pompeii. Le réalisateur du Pianiste et de Rosemary's Baby préparait ce film depuis 18 mois déjà, avec un budget de 100 millions de dollars. Mais, étant donné un tournage prévu pour l'été 2008 (après la date fatidique du préavis de grève), les agents d'acteurs ont refusé d'engager leurs poulains sur le film. Dommage !


En ce moment, donc, tout est fait dans la précipitation, ce qui n'augure rien de bon. Seule lueur d'espoir : un accord entre partenaires sociaux pour éviter le conflit. La seule façon d'éviter la grève, c'est que l'industrie accepte de signer des contrats plus avantageux pour la diffusion des fims et des séries sur internet. En effet, comme pour l'industrie du disque, Internet fait des ravages sur celle du cinéma. Il est impossible de stopper la machine Internet, c'est donc aux industries de s'adapter. C'est ce qui leur est demandé.


Espérons que l'industrie du film soit réactive. Dans le domaine du disque, ce sont finalement les artistes eux-mêmes qui ouvrent la voie... Le groupe Radiohead ne distribuera pas son dernier album en magasins. En revanche, il le propose au téléchargement légal et c'est à l'internaure de fixer le prix qui lui semble juste. On pourra télécharger cet album pour 1 euro mais le groupe compte sur la reconnaissance du public pour que le prix grimpe. D'un côté, on est impressionné par l'avant gardisme du groupe ; mais d'autre part, on se dit que c'est si simple pour des artistes confirmés aux poches déjà bien remplies de dollars ! Qu'en est-il pour les nouveaux venus ? On peut donc se demander si l'on pourra encore découvrir de nouveaux artistes, de la musique comme du cinéma...

 

 

Courtesy of cinemovies.fr

 

Partager cet article