Planète Cinéphile

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BACK 2 CLASSICS: "LE LAURÉAT" (1967)

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Lors de sa sortie, l'histoire (qualifiée de "scabreuse" par certaines âmes prudes) du "Lauréat" ("The Graduate") fit scandale: il y était question de la liaison charnelle entre un jeune homme fraîchement sorti de l'université et d'une amie de ses parents. Si, quelques années plus tôt, Stanley Kubrick avait déjà défrayé la chronique avec son "Lolita", Mike Nichols, pour son deuxième film, secoua une nouvelle fois les consciences, tout en récoltant un véritable succès public et critique. Plus de quarante ans après sa sortie, "Le Lauréat" fait maintenant figure de classique dans le cœur de bon nombre de cinéphiles et est régulièrement cité dans les listes des grands films.

Un jeune acteur, qui n'en est alors qu'à son deuxième film au cinéma, est le héros de l'histoire mise en scène par Mike Nichols, déjà rémarqué pour son premier long métrage, "Qui A Peur De Virginia Woolf ?", qui valut à Elisabeth Taylor un Oscar en 1966. Adapté de la nouvelle éponyme (et autobiographique) de Charles Webb, "Le Lauréat" propulsera le jeune Dustin Hoffmann au rang de superstar pour son interprétation de Benjamin Braddock.

 

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Succès immense (auquel contribua grandement l'inoubliable bande originale de Simon and Garfunkel, elle aussi présente dans l'esprit de tous les spectateurs), "Le Lauréat" s'inscrit parfaitement dans son époque, celle de l'explosion du mouvement hippie et de la remise en question de l'establishment. Les questions que se pose Benjamin sont celles de toute une génération, avec ses espoirs et ses doutes.

Pour l'anecdote, les deux acteurs principaux du film, Dustin Hoffmann et Anne Bancroft (qui ont pour doubleurs Patrick Dewaere et Rosy Varte en version française) n'avaient que quelques années d'écart, alors que leurs rôles sont séparés d'une génération.

Devenu un monument du cinéma américain (et du cinéma tout court, d'ailleurs), "Le Lauréat" multiplie les scènes devenues cultes, et témoigne pour son époque d'une mise en scène déjà audacieuse. On citera, par exemple, l'utilisation de plans subliminaux (lorsque Mme Robinson se dénude devant Benjamin) ou quelques astuces de montage qui ont fait date depuis. Mike Nichols réalisa par la suite plusieurs autres films (dont "Birdcage", le remake américain de "La Cage Aux Folles" !), mais aucun n’atteignit le statut de classique comme le fit "Le Lauréat".

Remerciements à StudioCanal & Laurent avec "Deuxième Séance" (http://deuxiemeseance.over-blog.com)

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