Planète Cinéphile

Cette semaine

CANNES QUOTIDIE 2010 - DIMANCHE 16

7.jpg

8  

Pas de repos ce Dimanche, la fête du cinema continue ! Avec aujourd'hui deux nouveaux longs métrages en compétition : "Un Homme qui Crie" de Mahamat-Saleh Haroun et "La Princesse de Montpensier" de Bertrand Tavernier.

 

Dans un hôtel de N'Djamena jadis luxueux, un vieux maître-nageur ex-champion de natation (Youssouf Djaoro) se voit signifier par la nouvelle direction que son fils (Diouc Koma) est nommé responsable de la piscine à sa place. Blessé à mort dans sa fierté d'homme et de père, il perd le goût de vivre tandis que gronde une guerre civile dont les combats se rapprochent. Il est alors tenté de commettre l'irréparable. Alors que "Kini et Adams" d'Idrissa Ouédraogo en 1997 était l'ultime film africain présenté en compétition officielle pour la course à la Palme d'Or, le réalisateur de "Bye Bye Africa" (1998) revient avec son dernier long métrage : "Un Homme qui Crie". Avec ce nouveau film, Mahamat-Saleh Haroun livre un constat sombre et macabre sur les conséquences des guerres qui auront ponctués le Tchad et plus largement le continent africain durant ces cinquantes dernières années. Au travers une interview livrée à l'AFP, le cinéaste tchadien explique : "Il y a tant de conflits sur ce continent en déshérence. L'Afrique a raté ce qui est fondamental dans sa culture : la transmission. Entre les pères de l'indépendance et la génération suivante, la cassure a généré la violence et l'impossibilité d'ouvrir un horizon politique stable".

 

Après "La Brume électrique" (2009), le cinéaste français Bertrand Tavernier revient à Cannes nous présenter son dernier projet, intitulé : "La Princesse de Montpensier". Ce second film français en compétition s'intéresse à l'histoire de la jeune et séduisante Marie de Mézières (Mélanie Thierry) n'en sort que pour épouser le Prince de Montpensier, sur ordre de son père (Michel Vuillermoz), qui y voit l'occasion d'étendre ses terres de chasse. Laissée seule par son mari, parti sur ordre de Charles IX combattre les protestants au côté des autres princes, Marie de Montpensier est confiée au comte de Chabannes (Lambert Wilson) qui doit parfaire son éducation. Elle doit combattre son inclination pour son cousin Henri de Guise (Gaspard Ulliel) avec lequel elle a grandi, apprendre les manières de la Cour. Après le comte de Chabannes, le Duc d'Anjou (Raphaël Personnaz) succombe à ses charmes ... Doté d'un budget de 15 Millions d'euros, cette romance historique sous fond de guerres de religion du XVIe siècle, a intégralement été tournée en cinémascope, tel un western moyenâgeux qui persuade grâce à son ambition. Reste le manque de partis pris conceptuels et scénaristiques (un film de guerre ou sentimentale ?); Peut-être est-ce en cela que réside toute l'ambivalence du projet. Mention spéciale pour la photographie et le jeu d'acteurs. A leurs propos, le réalisateur déclare : "Je les ai admirés. Je les ai regardés. Ils m’ont inspiré, porté, fait vibrer. J’ai essayé de créer autour d’eux un espace où ils se sentent à l’aise, de les rendre contemporains de l’époque." "La Princesse de Montpensier" sortira dans les salles obscures le 10 Novembre 2010. Découvrons-en tout de suite un extrait exclusif ...

   

 

* BONUS DU JOUR :

 

Hier soir se déroulait à l'Eden Roc (Cap d'Antibes), la soirée qui honorait la carrière de Martin Scorsese, organisée par le magazine américain "Vanity Fair" en association avec la célèbre marque de prêt-à-porter "Gucci". De nombreuses personnalités du show-business ainsi que du septième art étaient présents pour l'occasion, on vous laisse découvrir les clichés ...

 

Cap d'Antibes

Martin Scorsese & Terry Gilliam

Tim BurtonKate Beckinsale & Hervey WeinsteinSalma Hayek & François-Henri Pinault

Jennifer-Lopez & Marc-Anthony

George Lucas & sa compagne

Frida Giannini & Gael Garcia Bernal

Martin Scorsese

 

 

Courtesy of AFP, Studio Canal, Daniele Venturelli/WireImage for Gucci & Le Festival de Cannes

Partager cet article