Planète Cinéphile

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CANNES QUOTIDIE 2012 : WHITE LIMOS (VENDREDI 25)

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Dernière ligne droite avant la clôture de cette 65ème édition, avec en compétition ce Vendredi 25 Mai, "Cosmopolis" de David Cronenberg et "Dans le brume" ("V Tumane") de Sergei Loznitsa.

 

La carrière du cinéaste canadien dénombre une quinzaine de nominations cannoises à son actif, dont le Prix Spécial du Jury pour son film "Crash", récompensé en 1996. "Cosmopolis", son nouveau long métrage, suit le destin d'un golden boy de la finance, persuadé qu’il vit ses dernières heures dans un Manhattan en plein chaos. Alors que son empire s’effondre, sa principale préoccupation est de savoir où et quand on va l’assassiner. Adaptation cinématographique réussie du roman culte de Don DeLillo, tant sur l'intuition scénaristique, que sur l'approche technique sobre, efficace, hallucinée et rétrospective de la carrière du metteur en images. On saluera au passage l'habile performance du jeune Robert Pattinson que l'on attendait au tournant, et dont on repart conquis. "Cosmopolis", une force tranquille qui renoue avec la stylistique du fleuron Cronenbergien - Le Grand Prix 2012 ? Actuellement au cinéma.

 

"Dans la brume", deuxième long métrage du réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa sélectionné au Festival de Cannes, son précédent film s'intitulait "My Joy" et était reparti bredouille de la compétition, en 2010. Dans la Biélorussie occupée par les Allemands en 1942. Une forêt. Deux résistants. Un homme à abattre, accusé à tort de collaboration. Comment faire un choix moral dans des circonstances où la morale n’existe plus ? Durant la Seconde Guerre mondiale, personne n’est innocent. Plus que l'oeuvre en elle-même, la réflection sur le processus d'adaptation du roman de Vasil Bykof a été, ici, fondamental. Dans une récente interview accordé à Télérama, le réalisateur précisait : "Je pense qu’il est nécessaire pour un cinéaste, ou tout artiste, d’établir une distance avec le sujet dont il traite. C’est ce que Victor Chklovski appelle "ostranenie" qui inspira à Brecht le concept de "distanciation". C’est une étape nécessaire pour contrôler sa matière, sinon l’émotion prend le dessus et les puissances de la raison et de la création sont mises en péril." Vraie prise de position sur le son diégétique et le découpage technique, 72 plans séquences collant au plus prêt à la réalité et gagnant en intensité emotionnelle. Une oeuvre cinématographique pesante et hors normes, qui ne laisse pas indifférent.

 

EN BONUS


* La fondation américaine contre le sida (amfAR), fondée par Liz Taylor, a enregistré un record mondial et historique de dons, lors des traditionnelles enchères avec près de 9 Millions d'euros levés, Jeudi soir au Cap d'Antibes (Eden Roc). Au total, 980 invités fortunés, personnalités du show-business et artistes étaient présents, parmi lesquels : Alec Baldwin, Antonio Banderas, Adrien Brody, Zac Efron, Janet Jackson, Kylie Minogue, Karl Lagerfeld, Harvey Weinstein, Diane KrugerBérénice BéjoMichel Hazanavicius, Kirsten Dunst, Nastassja Kinski, Michelle Rodriguez, Chris Tucker, Gerard Butler, Paris Hilton, Kim Kardashian, Elodie Bouchez, Maïwenn ou encore Clotilde Courau.

 

"Grâce à vos dons, beaucoup d'avancées contre le sida ont été enregistrées. Nous sommes à un moment historique: les chercheurs ont compris comment empêcher la transmission du virus, mais on ne va jamais arriver au bout de cette épidémie sans un remède", a déclaré le styliste américain Kenneth Cole, président de l' amfAR.

 

 

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Courtesy of Le Festival de Cannes, AFP, Télérama & amfAR

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