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CANNES QUOTIDIE 2013 : "LES PARAPLUIES DE ROUBAIX" (SAMEDI 18)

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Ce Samedi 18 Mai a été présenté en compétition officielle, deux nouveaux longs métrages "Jimmy P. (Psychothérapie d'Un Indien Des Plaines)" d'Arnaud Desplechin & "Soshite Chichi Ni Naru" ("Tel Père, Tel Fils") de Kore-Eda Hirokazu.

 

"Jimmy P. (Psychothérapie d'Un Indien Des Plaines)", second film en compétition officielle présent à Cannes, après "Esther Khan" en 2002, pour le scénariste et réalisateur français Arnaud Desplechin qui revient avec une adaptation du roman signé Georges Devereux. L'histoire, après la Seconde Guerre mondiale, de Jimmy Picard, vétéran amérindien de la tribu des Pieds-Noirs qui est admis au Winter Veteran Hospital de Topeka au Kansas. Souffrant de maux de tête et d'absence dont aucun médecin ne réussit à diagnostiquer les cause, il est pris en charge par Georges Devereux, un ethnologue spécialiste des cultures amérindiennes et psychanalyste français d'origine hongroise. Deuxième film représentant la France en compétition. Drame non pas psychologique mais sur l'étude de la psychanalyse, inégale et loquace dans son aspect. Pourtant maintes fois evoquée au cinéma, la thématique principale du film s'avère ici pertinente, car astucieusement sauvée par l'intention de l'auteur - celle de la discrimination ethnique ancrée dans un contexte historique. Remarquable virtuosité scénaristique quant à l'adaptation littéraire du roman de Georges Devereux, le tout servi par les belles performances des comédiens Mathieu Amalric & Benicio Del Toro. Un pari cinématographique maitrisé, au casting judicieux. (Note : 3.5/5).

 

"Soshite Chichi Ni Naru" ("Tel Père, Tel Fils") de Kore-Eda Hirokazu, l'un des éminents cinéastes japonais de ces dernières décennies, est de retour à Cannes après "Distance" (2001) et "Nobody Knows" (2004), sélectionnés en compétition officielle. Ce nouveau long métrage s'intéresse au destin de Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, formant avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l'hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste. "Tel Père, Tel Fils" est ma première vraie déception de la compétition car le film se révèle être ennuyeux. Trop cliché dans les interprétations ? Déjà vu dans le cinéma japonais ? On préfère carrément revoir le bon vieux "Gosses De Tokyo" de Yasujirō Ozu ! Commençons par les deux points positifs du film : le naturel des deux jeunes acteurs ainsi que les quelques séquences comiques. Voilà, le reste n'est que lenteur et relâchement dramaturgique pour pas grand chose au final. Un manque de prise de risque dans la mise en scène, très classique. Un propos moralisateur sur le rôle d'un père au sein d'une famille et une bande originale de film redondante (avec cette obsession de jouer de la musique classique chez les auteurs japonais). Rien de nouveau au pays du soleil levant ?! (Note : 2.5/5).

 

 

Courtesy of Le Festival De Cannes & AFP

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