Planète Cinéphile

Cette semaine

ÉTÉ 2014 : LES SORTIES CINÉ

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Critique :

 

Chèrs internautes, curieux, cinéphiles, attachés de presse, distributeurs, artistes et vacanciers, vous l'avez compris "Planète Cinéphile" a déjà plus ou moins pris congé ... Mais, pas définitivement, alors on profite de l'une des dernières occasions de la saison pour vous présenter une revue des sorties cinématographiques estivales.

 

Débutons par l'un des projets les plus attendus du mois de Juillet, le nouvel épisode du reboot-re-re-remake de "La Planète Des Singes", ici revu et corrigé par Matt Reeves ("Cloverfield"). Une franchise cinématographique vieille comme Mathusalem qui poursuit sa remise au goût du jour, avec la sortie ces prochains jours de son second volet intitulé : "La Planète Des Singes : L'Affrontement".

 

Plutôt mitigé sur l'objet filmique qui se compose de deux grandes parties égales d'environ une heure. La première étant la moins intéressante et la plus laborieuse puisqu'il s'agit de l'explication de la relation qu'entretiennent les singes à l'environnement extérieur, et plus spécifiquement à l'Homme. Avant-propos sur le virus "simien" qui a décimé la plus grosse partie de la population mondiale en l'espace de 10 ans. Séquence d'ouverture, long dézoomage sur le regard de César (chef de la tribu des singes), puis l'on passe sur la séquence de chasse où les effets spéciaux sont peu convaincants (même si les singes sont bien conceptualisés, il y a des plans où les biches font vraiment fausses). Ensuite, la communauté de singes découvre les êtres humains avant que des liens se tissent peu à peu, pour aboutir à une coopération qui permet le rétablissement d'une centrale hydraulique. Les séquences sont très longues, les scènes de dialogues sont peu rythmées (heureusement entrecoupées par un montage parallèle avec des scènes où Gary Oldman évolue dans un San Francisco post-apocalyptique), au bout de trois quarts d'heure on ne vous cache pas que l'on commence à somnoler. Lorsque soudain, au bout d'une heure, César s'effronde, visé d'une balle en pleine poitrine. Que se passe t-il ? Les humains s'enfuient de la tribu, une rebellion des singes s'organise contre les êtres humains. C'est à partir de cet instant, que la seconde moitié débute et que ça devient réellement intéressant.

 

On arrêtera là l'histoire, pour que vous puissiez découvrir la suite en salle. La deuxième heure est effectivement plus intéressante cinématographiquement parlant, malgré un scénario final quelque peu attendu. Le film n'invente rien formellement, bien que certaines scènes d'action et de combats soient exaltantes. On retiendra bien entendu le rôle de César interprété par Andy Serkis mais surtout le singe Koba (interprété par Toby Kebbell), qui n'est pas sans rappeler le "Scarface" de Brian De Palma ou plus récemment le Joker de "The Dark Knight" de Christopher Nolan.


À conseiller prioritairement aux fans du genre et amateurs de science fiction post-apocalyptique.

 

Sortie (France - 3D) : 30 Juillet 2014 / Note : (3/5)


 

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Critique :


L'embargo critique de "Planes 2" étant levé ce jour, nous vous dévoilons en exclusivité nos impressions sur le film d'animation des studios Disney Toon, qui atterrira la semaine prochaine en France.  Co-produit par Ferrel Barron & John Lasseter et réalisé par Roberts Gannaway ("Clochette Et Le Secret Des Fées"), "Planes 2" est la suite directe du premier opus, sorti l'Automne dernier (219 millions de dollars de recette à l'international), et le second volet de la trilogie Planes (spin-off de la franchise à succès Pixar, "Cars").

 

Dusty est de retour pour une aventure inédite, entouré d'une nouvelle galerie d'acolytes : Blade Ranger, Dipper & Windlifter. Et le moins que l'on puisse dire est que Dusty a considérablement gagné en maturité ! Apprenant que son moteur est endommagé et qu’il ne pourra peut-être plus jamais participer à une compétition aérienne, Dusty tente en plein vol une ultime accélération ... qui le conduit tout droit à un atterrissage en catastrophe et à l’embrasement de l’aéroport de Propwash Junction ! Résigné, il finit par considérer ce mauvais coup du sort comme l’occasion parfaite de changer sa destinée ... Il rejoint alors l’équipe d’audacieux pompiers du ciel chargés de sur- veiller le parc national de Piston Peak.

On apprécie les choix de la direction artistique ainsi que l'animation composée d'admirables lightings, coloris et designs. Les personnages sont toujours formellement assez sommaire (car s'adressant au très jeune public, 2-8 ans), mais les décors sont paradoxalement très recherchés (on pense aux vastes parcs nationaux californiens, tels que Yosemite). L'idée assez géniale de cette comédie d'aventure réside dans le fait que tout en prétextant un hymne au dépassement de soi, l'intention reste claire et touche les sensibilités de chacun : "Aider, protéger, sauver". Le film rend ainsi hommage aux soldats du feu, et en particulier ceux qui le combattent depuis les airs. Un agréable divertissement estival, qui s'adresse avant tout aux plus jeunes d'entre nous.


Sortie (France - 3D) : 23 Juillet 2014 / Note : (3/5)


 

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Critique :

 

 Un peu moins d'un an après la sortie de l'excellent "No Pain, No Gain", le cinéaste Michael Bay revient sur les écrans français avec un projet d'envergure, le reboot de la franchise Paramount /Hasbro : Transformers. Sert-il à quelque chose ?


Tout d'abord et l'on s'en aperçoit relativement tôt dans le film, Mark Wahlberg n'est pas taillé pour le rôle du père geek (Cade Yeager) dans le cadre de ce "Transformers : L'Âge De L'Extinction". On adore ce mec, ce qu'il fait dans l'industrie, son énergie mais là ... Autant ça marchait incroyablement dans "No Pain, No Gain" (et c'était totalement justifié par rapport aux années 90), autant là ce n'est juste pas convaincant. Ensuite, même si une première partie est forte intéressante sur la vision nostalgique d'une Amérique, à la fois futuriste et désertée (comme une terre fantôme qui reflète peut-être une vision actuelle du pays), il y a une seconde partie carrément insupportable au niveau des effets spéciaux. Ça rappelle le second volet de la précédente trilogie que l'on apprécie le moins. Alors, c'est peut-être sympa à concevoir, d'en rajouter des tonnes visuellement pour surenchérir par rapport à d'autres blockbusters ou à la précédente trilogie mais ça devient très vite soulant pour le spectateur lambda qui obligatoirement perd pied par rapport à la clarté du récit. Pire, ça a ni queue, ni tête. Il vaut mieux placer les scènes d'actions spectaculaires à un moment bien senti, qu'en masse pendant longtemps comme c'est le cas là. Pour faire court, il y a trois quarts d'heure en trop.

 

Ultime point, la 3D ne sert à rien. Alors, on serait un peu forcé de gueuler tout haut : "Y'en a ras la casquette de le répéter à chaque fois, votre 3D sert à que dalle !" C'est vrai, en plus du supplément tarifaire, c'est pas cool de nous faire porter d'énormes montures sur l'pif pendant près de 160 minutes !!


SAUF QUE ... Comme pour "La Planète Des Singes : L'Affrontement" , les studios hollywoodiens ont réussi à nous caser une pseudo "nouveauté", comme quoi, je cite le dossier de presse : "IMAX a conçu la première caméra 3D numérique grand format double 65 mm 4K entièrement intégrée." Alors on y met toute la bonne volonté du monde et l'on veux bien y croire ne serait-ce qu'un instant. On vous confirme bel et bien que l'on a visionné les films dans d'excellentes conditions de critique de cinéma, en IMAX 3D, avec un son Dolby Atmos VOST, mais l'on doit bien avouer que même si l'image apparaît de meilleure qualité, l'on a pas vu de grandes différences dans son résultat final en ce qui concerne la partie relief. De notre avis, cette nouvelle technologie est sans doute très pratique en terme de poids et de gain de place lors des tournages, cependant elle n'est pas assez concluante pour l'expérience immersive du spectateur. Des progrès à poursuivre.

 

Michael Bay n'a définitivement pas besoin de réaliser des films de commande et autres blockbusters pour nous faire partager sa vision du cinéma - limite contre-productif. C'est assez regrettable scénaristiquement car, techniquement, il n'y a quasiment rien à redire. De belles compositions de séquences notamment en première partie, de beaux plans travaillés avec le chef opérateur Amir Mokri et un montage très juste et dynamique. Qu'on se le dise, le véritable blockbuster de l'été (le plus attendu de la saison), est sans conteste "Les Gardiens de la Galaxie" que nous découvrirons la semaine prochaine et dont nous vous reparlerons très vite.

 

Sortie (France - 3D) : 16 Juillet 2014 / Note : (2-2,5/5)


 

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Critique :

 

Un petit mot à propos d'"Albert À L'Ouest" que l'on a découvert lors de la dernière édition du Champs-Elysées Film Festival. On ne vous cache pas que l'on a trouvé le film fort amusant et surprenant, mais surtout nous avons été abasourdis de voir que certains d'entre vous étaient passés complétement à côté et n'avaient pas véritablement compris l'humour de Seth MacFarlane. Hey les gars, c'est à prendre au second, voir au centième de degrè, et vous avez tout pris au premier degré ... Dommage. Et puis, il y a ceux qui trouvent le film : "obscène, lourd, grossier", j'en passe et des meilleurs - ceux qui l'affirment ne doivent pas être drôles, à le dire avec autant de conviction et de sérieux ?! Du genre hautain anti-coolitude. Il s'agit en fait d'une comédie US qu'il faut prendre comme telle (au second degré, hein), qui arrive à détourner (ridiculiser) les codes du western classique tout en nous offrant une absurdité débridée - le tout agrémenté d'étonnantes surprises cinéphiles. Un chaînon manquant, quelque part entre un western italien signé Sergio Leone et un "Django Unchained" réinventé par Tarantino. Bien, maintenant qui veut lire Ionesco cet été ?

 

Sortie (France) : 02 Juillet 2014 / Note : (3-3,5/5)

 

 

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Critique :


"Ablations" est probablement le film le plus décevant de l'été parce que le pitch et le casting (Philippe Nahon quand même !) étaient à la base très réjouissants (sur le papier en tout cas, le sujet s'y prétait). Hélas, c'est mauvais sur à peu près tous les aspects du métrage : le casting (le rôle principal n'est pas à la hauteur, les seconds rôles sont peu approfondis ...), le scénario (multi-noeuds dramatiques désordonnés, dialogues mauvais, des maladresses - par exemple, le choix de nous dévoiler dès le début le couple de malfaiteurs retire tout intérêt à la quête du perso et donc du film - exemples : "Les Rivières Pourpres", "Millénium", "Prisoners"). La réalisation est soit trop fade, soit trop clichée : sans grand intérêt (manque de caractère, de style). À propos de la composition musicale, on a pour habitude de dire qu'une bonne bande originale ne se remarque jamais, elle participe au récit. Là c'est l'inverse, les crescendo sont carrément lourdingues ! Bref, en sortant de la projo, on ne sait pas trop si l'on a vu un film de fin d'étude ou un mauvais téléfilm.

Sortie (France) : 16 Juillet 2014 / Note :   (1/5)


 

120x160 NEW YORK MELODY HD

 

Critique :

 

On finira par un sympathique film musical US, "New York Melody". Ça reste juste sympathique, c'est bien interprété par l'ensemble des comédiens-artistes-chanteurs, c'est correctement réalisé mais l'histoire romantique reste très fleur bleue. Aussi, malgré les diverses tentatives du metteur en scène, on ne croit pas un instant au pari arty new yorkais, au caractère musical et atypique ou underground du pseudo projet qui se réclame limite du genre documentaire. C'est à dire que la dimension réaliste et spontanée du film est totalement loupée, on veut nous faire croire à du live lors des boeufs (Jam sessions) dans les quartiers populaires new yorkais alors qu'il s'agit de playbacks et que la bande originale du film est pré-enregistrée ! Cette dimension réaliste manque véritablement pour que le film puisse paraître totalement crédible, ou du moins honnête (comme par exemple avec : "Dave Chappelle's Block Party"). Thumbs up pour les guests et véritables artistes musicaux qui jouent le jeu de la comédie (Adam Levine, Mos Def, Cee-Lo), c'est à peu près l'unique intérêt du film. À conseiller aux minettes, aux hipsters ainsi qu'aux folkos-mélomanes !

 

Sortie (France) : 30 Juillet 2014 / Note : (2,5-3/5)

 

 

Mais également …


 

02 Juillet :

"Dragons 2" de Dean DeBlois

"Jimmy's Hall" de Ken Loach

 

09 Juillet :

"Les Vacances Du Petit Nicolas" de Laurent Tirard

"Blue Ruin" de Jeremy Saulnier

 

16 Juillet :

"Ping Pong Summer" de Michael Tully

"L'Homme Qu'On Aimait Trop" de André Téchiné

"Sexy Dance 5" de Trish Sie

 

23 Juillet :

"The Raid 2" de Gareth Evans

"Les Francis" de Fabrice Begotti

"Boyhood" de Richard Linklater

 

30 Juillet :

"Echo" de Dave Green

"Mister Babadook" de Jennifer Kent

 

06 Août :

"Winter Sleep" de Nuri Bilge Ceylan

"Lucy" de Luc Besson

"Nos Pires Voisins" de Nicholas Stoller


13 Août :

"Les Gardiens De La Galaxie" de James Gunn (critique à venir)

"The Double" de Richard Ayoade

"Black Storm" de Steven Quale

 

20 Août :

"Expendables 3" de Patrick Hughes

"Sils Maria" de Olivier Assayas

"Les Combattants" de Thomas Cailley

 

27 Août :

"Enemy" de Denis Villeneuve

"Hercule" de Brett Ratner

"22 Jump Street" de Phil Lord & Chris Miller

"Party Girl" de Marie Amachoukeli, Claire Burger & Samuel Theis


03 Septembre :

"Délivre-Nous Du Mal" de Scott Derrickson

"Métamorphoses" de Christophe Honoré, dont voici les premières images inédites de la bande-annonce ...


 

 

 

Courtesy of Paramount Pictures France, UGC Distribution, Ad Vitam Distribution, Warner Bros France, 20th Century Fox France, Universal Pictures France, The Walt Disney Company France, Sony Pictures Releasing France & Sophie Dulac Distribution

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