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JANE CAMPION, PRESIDENTE DU JURY DU 67EME FESTIVAL DE CANNES

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La scénariste, réalisatrice et productrice néo-zélandaise, Jane Campion présidera le jury du 67ème Festival International Du Film De Cannes 2014 qui se tiendra du 14 au 25 Mai prochain, ont annoncé ce Mardi les organisateurs.

Jane Campion représente un cas unique dans l'histoire du Festival de Cannes. Elle est la seule femme à avoir obtenu deux Palmes d'or : la première en 1986 pour son court-métrage "Peel", alors qu'elle était inconnue, et la seconde en 1993 pour "The Piano". «C'est un grand honneur pour moi que d'avoir été choisie pour être la présidente du jury. Et, pour dire la vérité : je suis très impatiente !», a déclaré dans un communiqué la cinéaste de 59 ans qui succède au producteur et réalisateur américain Steven Spielberg.

Jane Campion étudie l'anthropologie à Wellington, puis passe quelques années à l'Ecole des beaux-arts de Londres. Peu après, elle intègre l'école australienne de cinéma et de télévision, où elle réalise plusieurs courts-métrages. Jane Campion est d'abord remarquée pour ses courts-métrages, dont "Peel" (1982), qui gagne la Palme d'or dans sa catégorie à Cannes. Son premier long métrage, "Sweetie" (1989), est une comédie dramatique sur les rapports entre deux soeurs, dont l'une est obèse et plutôt anormale. Remarquée, Jane Campion enchaîne avec "Un Ange A Ma Table" (1990), qui reçoit un accueil enthousiaste. Ce portrait d'une grande justesse de l'écrivain néo-zélandais Janet Frame, mêlant drame et comédie, rêve et réalité, révèle une cinéaste passionnée par les destins de femmes blessées et recluses. "La Leçon De Piano" (1993), considéré comme son chef-d'oeuvre, évoque l'éveil sentimental et sexuel d'une veuve muette. Jane Campion signe là un scénario profondément original et montre, par l'attention qu'elle porte à la photographie et à la musique, son aptitude à décrire avec sensibilité les chemins de la libération de son héroïne. Admirés pour leur audace ou dénoncés pour leur kitsch ennuyeux, ses deux nouveaux hommages à la passion féminine - "Portrait D'Une Femme" (1996), adaptation d'Henry James, et "Holy Smoke" (1999) - ne provoquent pas la même unanimité. En 2002 avec "In The Cut", elle s'essaie au film de genre, le thriller. Ce film, sombre, inquiétant et intense est avant tout un de ses audacieux portraits de femmes, elle y privilégie la sensualité, au détriment de la dimension policière. La cinéaste revient au court métrage avec "The Water Diary" (2005), ou la réalisatrice donne sa vision des objectifs à atteindre pour un monde sans pauvreté, puis participe à "Chacun Son Cinéma" (2007), film du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, dans lequel 35 réalisateurs de renom ont eu toute liberté pour imaginer un film de 3 minutes sur le thème de la salle de cinéma. Jane Campion nous plonge avec brio dans l'Angleterre du XIXe siècle avec "Bright Star" (2008), l'histoire d'amour entre le jeune poète John Keats à quelques mois de sa mort tragique et sa voisine Fanny Brawne. Elle coréalise et écrit avec Gérard Lee, "Top Of The Lake" une mini-série de sept épisodes, située dans une communauté isolée du sud de la Nouvelle-Zélande. Elle met en scène une jeune inspectrice, qui, de passage dans sa région d'origine, est chargée d'enquêter sur la disparition d'une fillette de douze ans, enceinte de 5 mois.

Retrouvez toute l'actualité du 67ème Festival International Du Film De Cannes 2014, sur le site officiel : http://www.festival-cannes.com/fr.html

 

 

 

 

 

Courtesy of Le Festival De Cannes, Ciné-Ressources & AFP (Crédits vidéo : UniversCiné)

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