Planète Cinéphile

Cette semaine

L'AUTRE SORTIE DE LA SEMAINE : "IL ETAIT UNE FORET"

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Déjà Mercredi, et comme toujours près d'une dizaine de sorties cinématographiques dans les salles française, et plus particulièrement parisiennes - parmis lesquelles deux, trois resteront à l'affiche d'ici la semaine prochaine.

 

Ce 13 Novembre 2013, je vous conseille fortement d'aller voir, tout d'abord "Cartel", le nouveau long métrage de Ridley Scott. Si je vous encourage à voir le film, ce n'est pas pour que vous vous arrêtiez à la quasi majorité des critiques qui ont décidé de bouder le film, mais bien pour que vous vous forgiez votre propre opinion du film. Je vais être bref.


J'ai eu l'occasion de le découvrir en projection presse, Vendredi dernier, et de ce que j'ai pu voir, je n'ai pas été déçu, loin de là - que voulez-vous, avec les premiers échos, je m'attendais à une vraie déception (lire les critiques avant d'aller voir un film relevant du crime de lèse-majesté, ce qui montre combien ce que vous être en train de lire n'a finalement pas grand intérêt - Ah ! Got You Babe). Laissez-moi vous dire que, ce que les autres ont pensé du film, vous vous en carrez (un petit, petit, peu) le cocotier ! Et ça, Ridley Scott l'a un peu bien compris avec le temps (quand même) et se permet même de l'appliquer ici (que ça plaise ou pas aux journaleux et aux blogeurs). C'est à dire que l'gars n'a plus vraiment grand chose à prouver, il pond tout de même son 21ème bébé ... Et quels bébés ! Alors, je pose la question : qu'est-ce que des mectons dans not' genre viennent faire la moue et la ramener sur les "intentions confuses" du réalisateur, c'est limite ridicule de se toucher d'la sorte ?


 Le réalisateur se livre clairement à un exercice de style, piloté par l'auteur et scénariste Cormac McCarthy, qui lui réussit et, que je rattacherai à d'autres cinéastes anglo-saxons, qui nous ont récemment livrés des objets filmiques dans la même trampe - il faut croire très dans l'ère du temps. Je pense à "Savages" d'Oliver Stone, "Trance" de Danny Boyle & "No Pain, No Gain" de Michael Bay. "Cartel" est un thriller efficace, avec du caractère, de l'ambition et accessoirement, l'un des plus beaux hommages à son frère Tony Scott ("True Romance", "Domino", "Man On Fire"), parti trop tôt. Pour résumer l'attitude du cinéaste vis-à-vis de cet objet filmique, on peut la qualifier de désinvolte (dans les situations créées), limite Punk (cette saveur d'un morceau des Clash) mais toujours avec cette maîtrise technique irréprochable (scénaristique et visuelle - la caméra ne virvolte pas dans tous les sens), cette classe SO british, quasi mondaine (qui correspond également à l'atmosphère retranscrite à l'écran). Vous savez, quelque chose comme une Bentley Continental GTC garée sur un green de golf, d'un réglement de compte au beau milieu de la City de Londres ou d'une bonne remise à niveau en plein milieu d'un article qui à la base ne parle pas de "Cartel".


Bref, vous l'aurez compris, le vrai tour de force du film, réside dans le talent du metteur en scène à toujours nous épater dans sa vigueur et malgré son âge (75 ans), avec l'aide de son équipe artistique, le tout servi par un casting 5 étoiles que l'on est ravi de retrouver réuni à l'image : Michael Fassbender, Penélope Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem & Brad Pitt (j'ai ri). Finalement, il s'agit d'un film profondément cinéphile dans le sens où l'on n'attend rien d'autre que le plaisir d'avoir affaire à un film perçu comme mauvais par la plupart et, donc, anecdotique (la dernière fois c'était avec " This Is The End", mais à chaque fois cela s'avère d'ailleurs d'agréables surprises). Le seul reproche que je peux faire, je le concède, c'est de rester (un petit, petit, peu) sur sa fin, notamment avec le sort réservé à l'avocat. J'espère au moins que ces quelques lignes vous auront fait sourire, histoire de sauver les meubles. Ma note : 3.5 - 4/5, c'est à dire un beau 3,75.

 

Ma première parenthèse étant fermée, je peux ouvrir ma seconde parenthèse qui concerne le nouveau long métrage de Roman Polanski, "La Vénus A La Fourrure". Je vais être encore plus bref. Film que j'ai vu le dernier jour du Festival De Cannes et, si mes souvenirs sont bons, que je n'ai pas vraiment apprécié, pour la simple et bonne raison que j'ai trouvé le concept beaucoup trop théâtrale pour du cinéma. J'aime pourtant beaucoup la séquence d'ouverture du film qui part au milieu d'une rue dans Paris et qui plonge (en travelling) progressivement dans un théâtre - seulement, jusqu'à la fin, on est fait prisonnier au(x) sein(s) d'un huis clos. En sortant de projection, on se met alors à repenser à "Chinatown", à "Tess", à "Le Pianiste", et l'on se dit que l'on préfère cette vision là du cinéma de Polanski. Les seuls points positifs à retenir de "La Vénus A La Fourrure", la lumière certes, mais surtout les formidables interprétations du duo de comédiens Emmanuelle Seigner & Mathieu Amalric (sosie officiel de Roman Polanski jeune). Une bonne comédie de boulevard. Ma note : 2.5/5.

 

Je vous conseille d'aller voir également, "Le Dernier Des Injustes" de Claude Lanzmann (documentaire de 3h38), "Battle Of The Year" de Benson Lee (pour se divertir les mirettes), sans oublier notre coup de coeur de la semaine, "Il Etait Une Forêt" !

Avec son nouveau film Luc Jacquet nous emmène dans un extraordinaire voyage au plus profond de la forêt tropicale ... au cœur de la vie elle-même. Pour la première fois, une forêt tropicale va naître sous nos yeux. De la première pousse à l’épanouissement des arbres géants de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s’écouler sous nos yeux.

Depuis des années, le cinéaste Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimoine sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, sanctuaires de la biodiversité planétaire.

"Il Etait Une Forêt" offrira une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage  resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme - du plus petit au plus grand - joue un rôle essentiel. Associant connaissance, sensibilisation, éveil, découverte et émotion, la sortie au cinéma d’" Il Etait Une Forêt" est l’occasion de multiples opérations artistiques, médiatiques et pédagogiques visant à sensibiliser le public sur les différents aspects de la préservation des forêts.

Ainsi, l’association à but non lucratif créée par Luc Jacquet, Wild-Touch, nous fait redécouvrir la nature à travers des approches aussi variées qu’une exposition d’artistes qui étaient présents sur les lieux de tournage en forêt, une éducation à l’environnement, une synergie avec les ONG de conservation de la nature, un web documentaire ainsi qu’un web-feuilleton racontant l’aventure sensible d’une équipe de tournage plongée  plus de trois mois au cœur des forêts.

 

Sortie (France) : 13 Novembre 2013

 

 

 

 

 

Courtesy of Bonne Pioche, Wild Touch & The Walt Disney Company France

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