Planète Cinéphile

Cette semaine

L'AUTRE SORTIE DE LA SEMAINE : "MUD"

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Il y a des semaines où le choix du film "coup de coeur" est plus compliqué qu'à son habitude ! Et ce Mercredi, "Planète Cinéphile" est partagé entre la sortie en salle du premier long métrage US de Park Chan-Wook, "Stoker" et la sortie de "Mud, Sur Les Rives Du Mississippi" de Jeff Nichols, dont nous vous avions déjà parlé, l'an dernier, lors de la compétition officielle du 65ème Festival De Cannes. Et si vous alliez voir les deux ?

 

Jeff Nichols confie avoir eu l'idée de Mud avant même d'avoir celle de ses deux précédents films : "Tout a commencé alors que j’étais à l’université. À la bibliothèque de Little Rock, je suis tombé sur un livre de photos en noir et blanc de personnes vivant au bord du fleuve Mississippi - il y avait des pêcheurs de moules, des maisons flottantes… Je me suis dit que c’était un monde intéressant à filmer", révèle le cinéaste.

 

Mud emprunte beaucoup à la mythologie du fameux fleuve inspirée par Mark Twain et ses romans initiatiques Les Aventures de Tom Sawyer et Les Aventures de Huckleberry Finn : "J’ai d’ailleurs volé certains détails à Mark Twain", avoue Jeff Nichols, en poursuivant : "Par exemple, la croix dans l’empreinte des talons des bottes de Mud. C’est de cette manière que Tom et Huck savent que le père de Huck est dans les parages. C’est toujours un moment effrayant dans le livre car le père est alcoolique et imprévisible. Mais en dehors de Twain, les hommes descendent ce fleuve depuis des siècles et transportent avec eux leur culture et leurs histoires. J’ai donc voulu (...) m’inscrire dans ce mythe. J’ai d’ailleurs moi-même fait l’expérience du fleuve en préparant le film. J’ai découvert qu’un cousin éloigné possédait une maison flottante. J’y suis resté une dizaine de jours. On y est entouré d’animaux, d’aigles, de serpents. L’aventure est partout."

 

La photographie de Mud, derrière laquelle se cache Adam Stone, est très contemplative et très authentique, un peu à la manière d'un Malick : "Je souhaitais me concentrer plus sur le mouvement que sur la lumière. J’ai donc souhaité utiliser la lumière naturelle. Pour Les Moissons du ciel, Terrence Malick a poussé son équipe à prendre des risques. Aujourd’hui, nous avons des pellicules bien plus sensibles donc nous nous sommes lancés. C’était très difficile car tout bougeait, le fleuve, le soleil. La lumière changeait constamment mais la beauté des lieux a aussi fait beaucoup. Et comme par magie, le soleil était toujours derrière la tête de Matthew. Nous plaisantions en disant que cela faisait partie de son contrat", commente Jeff Nichols.

 

Synopsis : "Ellis et Neckbone, 14 ans, découvrent lors d’une de leurs escapades quotidiennes, un homme réfugié sur une île au milieu du Mississipi. C’est Mud : un serpent tatoué sur le bras, un flingue et une chemise porte-bonheur. Mud, c’est aussi un homme qui croit en l’amour, une croyance à laquelle Ellis a désespérément besoin de se raccrocher pour tenter d’oublier les tensions quotidiennes entre ses parents. Très vite, Mud met les deux adolescents à contribution pour réparer un bateau qui lui permettra de quitter l’île. Difficile cependant pour les garçons de déceler le vrai du faux dans les paroles de Mud. A-t-il vraiment tué un homme, est-il poursuivi par la justice, par des chasseurs de primes ? Et qui est donc cette fille mystérieuse qui vient de débarquer dans leur petite ville de l’Arkansas ?"

 

Sortie (France) : 1er Mai 2013

 

 

 

Courtesy of Ad Vitam

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