Planète Cinéphile

Cette semaine

L'AUTRE SORTIE DE LA SEMAINE : "NEED FOR SPEED"

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Les congés scolaires de Pâques ont débuté cette semaine, l'occasion de se rendre au cinéma, dès aujourd'hui, pour découvrir : "Babysitting" de Philippe Lacheau & Nicolas Benamou, "Tom À La Ferme" de Xavier Dolan, "Qu'Est-Ce Qu'On A Fait Au Bon Dieu ?" de Philippe de Chauveron, "The Best Offer" de Giuseppe Tornatore, "Une Promesse" de Patrice Leconte, "Métabolisme (ou Quand Le Soir Tombe Sur Bucarest)" de Corneliu Porumboiu, le documentaire "Les Trois Soeur Du Yunnan" de Wang Bing, les ressorties de "La Règle Du Jeu" de Jean Renoir & "Scarface" de Howard Hawks - sans oublier le film d'action autmobile, nouvelle franchise concurrente de la saga "Fast & Furious", "Need For Speed (3D)" de Scott Waugh. "Planète Cinéphile" vous propose les notes de production du film, accompagnées d'extraits du making-of.

 

"Need For Speed" marque un retour exaltant aux grands films des années 60 et 70 où les voitures étaient de vraies stars du grand écran. Plongeant dans tout ce qui fait la richesse du mythe américain de la route libre et infinie, symbole de liberté, l’histoire raconte un voyage presque impossible à travers l’Amérique, qui commence comme une quête de vengeance et s’achève comme une aspiration à la rédemption.

 

« The Need for Speed », un jeu vidéo de courses de voitures plaçant le joueur derrière le volant, au coeur de l’action, est sorti en 1994 chez EA Entertainment (filiale d’Electronic Arts). Immédiatement salué pour l’authenticité de son graphisme et son intensité, le jeu a conquis des fans dans le monde entier grâce à ses voitures de rêve et son expérience de conduite ultime sur circuit.


 

 


Plusieurs versions du jeu, de plus en plus populaires, ont vu le jour, et « The Need for Speed » est devenue la série de jeux de courses de voitures la plus vendue au monde et l’une des franchises les plus populaires de tous les temps. Elle a été éditée dans 22 langues et 60 pays, et s’est vendue à plus de 150 millions d’exemplaires, atteignant plus de 4 milliards de dollars de recettes.


Lorsque les éditeurs du jeu ont envisagé de porter "Need For Speed" à l’écran, ils ont décidé d’adopter une approche active et volontaire, et de ne pas attendre que le scénario idéal se présente. Au fil du temps, plusieurs projets leur avaient été proposés mais aucun n’avait particulièrement retenu leur attention. En outre, jusqu’à présent, la plupart des films inspirés de jeux vidéo ont été des échecs commerciaux.

 

 


 

Le producteur Patrick O’Brien déclare : « Nous avons abordé ce projet avec une idée très précise du film que nous voulions, et avons fait appel aux meilleurs professionnels de l’industrie du cinéma pour nous aider à le réaliser. L’univers du jeu compte beaucoup pour nous, tout comme pour ses fans, c’est pourquoi il fallait que nous fassions ce film correctement, avec les bons partenaires, ou pas du tout. »


C’est pour la meilleure des raisons que le film "Need For Speed" a vu le jour : par passion. Les scénaristes John Gatins et son frère George possèdent un garage à Van Nuys, en Californie, où ils restaurent de vieilles voitures. Tous les deux baignent dans la culture automobile depuis l’enfance, et lorsque l’équipe d’EA leur a rendu visite dans leur garage pour évoquer la possibilité d’un scénario, tout le monde s’est immédiatement découvert des atomes crochus : les frères Gatins parlaient le même langage que EA et ils s’y connaissaient aussi bien en voitures qu’en cinéma. John Gatins déclare : « Nous avons eu une grande liberté dans l’écriture du scénario car il y a peu de narration dans les différentes versions du jeu, ce qui nous a permis de développer à la fois l’histoire et les personnages. »

 

 

 

 

Les frères Gatins ont donc écrit un scénario porté par des personnages forts évoluant dans le monde des courses automobiles clandestines. EA s’est ensuite associé à DreamWorks lorsqu’il est devenu évident que les deux sociétés souhaitaient faire le même type de film, et ensemble, ils se sont mis en quête d’un réalisateur. Ils étaient à la recherche de quelqu’un doté d’un style visuel unique et capable de réaliser un film original. Le nom de Scott Waugh s’est imposé. Le metteur en scène venait de terminer "Act Of Valor", l’un des films d’action les plus réalistes jamais créés sur un groupe d’élite des Navy SEALs, et interprété par d’authentiques soldats.


Le producteur Mark Sourian commente : « Scott a une vraie passion pour les voitures, il a d’ailleurs entamé sa carrière en tant que cascadeur. Nous savions donc qu’il saurait diriger un film réaliste et transmettre tout le suspense des séquences automobiles. »

 

 

 


Scott Waugh tenait également à rendre hommage aux grands films du genre des années 60 et 70 en inscrivant "Need For Speed" dans la lignée de "Bullitt" de Peter Yates (1968), "French Connection" de William Friedkin (1971) et "Point Limite Zéro" de Richard C. Sarafian (1971), avec leurs scènes d’action authentiques réalisées sans aucun effet visuel, ou encore "Grand Prix" de John Frankenheimer (1966) ou "Duel" de Steven Spielberg (1971) avec leurs histoires poignantes et des personnages auxquels le public peut s’identifier. Aujourd’hui, beaucoup de films sont réalisés en studio à grand renfort d’effets visuels numériques – une situation inenvisageable pour Scott Waugh.


Il explique : « Filmer de véritables cascades réalisées en décors réels comporte plusieurs avantages. D’abord, parce que tout le monde sent quand ce qu’on voit à l’écran n’est pas réel, même lorsque c’est très bien fait. D’autre part, cela se voit lorsqu’un acteur ne se trouve pas en décor naturel. » John Gatins déclare : « Nous voulions honorer la vision de Scott avec une histoire authentique dont les événements puissent se produire dans la vraie vie. À aucun moment du film, vous ne vous direz que ce que vous voyez est impossible. »

 

 

 

Courtesy of Metropolitan FilmExport & DreamWorks SKG

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