Planète Cinéphile

Cette semaine

L'AUTRE SORTIE DE LA SEMAINE : "PRISONERS"

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Gros Mercredi en perspective du côté des sorties cinématographiques, avec "La Vie D'Adèle, Chapitres 1 & 2" d'Abdellatif Kechiche, "Shérif Jackson" de Noah & Logan Miller, "C'est La Fin" de Seth Rogen & Evan Goldberg, "La Confrérie Des Larmes" de Jean-Baptiste Andrea, "As I Lay Dying" de James Franco, "Northwest" de Michael Noer, "Metallica Through The Never" de Nimrod Antal, "Super Trash" de Martin Esposito, "Planes" de Klay Hall, sans oublier "Prisoners" de Denis Villeneuve. "Planète Cinéphile" vous propose des extraits de notes de production du film.

 

En cette journée de Thanksgiving, le temps est froid et nuageux dans cette banlieue modeste de Pennsylvanie – le genre de ville où les enfants font du vélo et jouent tout le temps dans la rue. Dans une maison du quartier chaleureuse et accueillante, les Dover et les Birch, voisins et amis, partagent le repas traditionnel. Ils sont détendus, souriants et confiants. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ... jusqu’à ce que leur vie bascule. 

 

Leurs deux petites filles, d’à peine 6 et 7 ans, ont disparu. C’est certainement ce qui peut arriver de pire à un parent ou à une famille, mais le cauchemar ne fait que commencer ... 

 

Le réalisateur Denis Villeneuve déclare : « PRISONERS explore l’un des sujets les plus difficiles qui puisse exister : la disparition d’enfants. Le simple fait d’y penser met mal à l’aise, cela donne le frisson. Songer à la manière dont on réagirait si une telle chose nous arrivait est tout bonnement inconcevable. On se demande jusqu'où on serait prêt à aller pour retrouver notre enfant avant qu’il ne soit trop tard. Ou encore ce que nous ferions à la personne que l’on pense responsable. À l’inverse, qu’en serait-il si on laissait passer l’occasion d’agir alors que cela aurait pu faire la différence ? C’est la peur qui dicte notre raisonnement, et c’est également elle qui influence les réponses que nous apportons à ces questions. Même si l’on est confortablement installé dans une salle de cinéma, la complexité des conflits moraux que l’on éprouve est fascinante. En tant que réalisateur, traiter ce sujet et interroger notre humanité à travers ces personnages complexes était tellement intéressant que j’étais prêt à affronter mes propres peurs. » 

 

Dans le film, les Dover et les Birch font appel à la police. C’est une véritable course contre la montre qui commence pour retrouver les fillettes au plus vite, car chacun sait que plus le temps passe, moins il y a de chance de les retrouver en vie. Lorsque, très vite, un suspect est appréhendé puis relâché faute de preuves, Keller Dover ne parvient pas à masquer son exaspération face à l’impuissance et au calme qu’affichent les forces de police. Se sentant acculé, il est prêt à tout pour retrouver sa fille et celle de ses amis ... Quelles que soient les conséquences. 

 

Hugh Jackman interprète Keller Dover, le père d’Anna, l’une des fillettes disparues. Il déclare : « PRISONERS est un thriller palpitant, un contre-la-montre qui vous prend et ne vous lâche plus, formidablement écrit et plein de rebondissements. Mais c’est également un film poignant qui s’interroge sur les effets d’un tel stress sur un être humain. » 

 

L’histoire raconte combien la situation affecte les deux familles et les habitants de la ville, ainsi que le policier qui doit résoudre l’affaire avant qu’il ne soit trop tard. 

 

Jake Gyllenhaal, qui incarne l’inspecteur en charge du dossier, déclare : « J’ai apprécié la manière dont le scénario traite ce sujet à la fois du point de vue des familles et d’un point de vue extérieur. Le film pose des questions très difficiles sur ce que nous serions prêts à faire pour ceux que l’on aime tout en examinant les différentes réactions des habitants d’une petite ville face à un tel événement, notamment celle d’un policier dont certains pensent qu’il fait partie de la solution et d’autres du problème. » 

 

La productrice Kira Davis se souvient de sa première lecture du scénario : « En tant que mère, il m’était douloureux de seulement imaginer vivre une chose pareille. J’ai été saisie par l’intensité de l’histoire ; impossible d’interrompre ma lecture, et à aucun moment je ne savais ce qui allait se passer. Le fait que l’histoire soit racontée du point de vue de plusieurs personnages m’a plu, car chacun traverse cette épreuve différemment. »

 

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Aaron Guzikowski, le scénariste, explique : « Au départ, mon intention n’était pas d’écrire une histoire aussi sombre. Tout est parti d’une banale impression, celle que l’on ressent lorsqu’on égare quelque chose d’aussi trivial que ses clés de voiture ou son téléphone portable, de cette légère panique qui nous étreint lorsqu’on est persuadé d’avoir laissé quelque chose à un endroit et qu’on ne l’y trouve plus. Mais ça, c’était avant que j’aie des enfants... Une fois père, j’ai à nouveau essayé d’imaginer cette sensation, sauf que cette fois-ci j’ai pensé à mon enfant, et j’ai ressenti quelque chose de complètement différent. Comment l’esprit humain réagit-il face à cela ? Dans quelle mesure est-on transformé ? Peut-on transgresser toutes les limites ? » 

 

Tout au long de l’écriture du scénario, Aaron Guzikowski a été guidé par le producteur Adam Kolbrenner. Ce dernier déclare : « Pas une fois, l’engagement d’Aaron envers l’histoire et ces incroyables personnages n’a vacillé. Le plus important à ses yeux était la manière dont chaque protagoniste affronte à sa façon cette tragédie, et le fait que tout cela a pour origine la décision innocente des parents de laisser leurs petites filles sortir seules. Décision somme toute banale que de nombreux parents prennent chaque jour. » 

 

Le producteur Broderick Johnson déclare : « Le scénario d’Aaron m’a captivé dès la première page. Ces personnages sympathiques doivent soudain faire face à une situation inimaginable, et alors que les heures défilent, la tension monte... Cela devient un thriller noir et haletant, effrayant et troublant à la fois. » 

 

Il poursuit : « Le film pose des questions difficiles dont les réponses sont encore plus complexes. C’est pourquoi il nécessitait un réalisateur capable de traiter un sujet aussi délicat de manière à ce que le public ressente les émotions violentes et intimes des personnages. Et l’un des points communs à tous les films de Denis est justement leur profonde humanité, leur réalisme émotionnel. Nous savions donc que l’histoire serait entre de bonnes mains avec lui. » 

 

Denis Villeneuve déclare : « Dès le départ, j’ai été impressionné par la manière dont Aaron décrivait ce dont un parent est capable pour protéger son enfant, mais également par sa façon de dépeindre comment cette tragédie affecte les membres des deux familles et s’insinue en eux et entre eux, anéantissant une part de leur intimité. Il donnait une vision passionnante et émouvante de ce que chacun doit faire pour survivre à cette épreuve. » 

 

Adam Kolbrenner se souvient : « Denis nous a dit : « Je comprends ces personnages, je ressens ce qu’ils traversent. Je m’identifie à eux et je sais comment exprimer cela à l’écran. » Et c’est précisément ce qu’il a fait. Il s’agit d’un film très sombre, mais il a su insuffler passion et créativité aux personnages. » 

 

Le réalisateur explique : « Dès le départ, j’ai eu le sentiment de pouvoir aborder l’histoire sous des angles différents. Bien sûr, il s’agit d’un film noir qui traite d’un sujet difficile, mais il est également profond, et je savais qu’il serait plus facile pour les spectateurs de se mettre à la place des personnages s’ils leur semblaient réalistes. »



Synopsis : "Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable ... Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent …"

 

Sortie (France) : 09 Octobre 2013 

 

 

 

Courtesy of SND

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