Planète Cinéphile

Cette semaine

LA DEUXIEME EDITION DU FESTIVAL "TOUTE LA MEMOIRE DU MONDE"

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À découvrir lors de cette 2e édition du Festival "Toute La Mémoire Du Monde" qui a débuté ce Mardi 3 Décembre : une carte blanche à William Friedkin, invité d'honneur du festival, une programmation Raj Kapoor, l'un des plus grands maîtres de l'Âge d'or du cinéma indien, une section sur les Couleurs du cinéma muet, un hommage à la Cinémathèque de Bologne et de nombreuses restaurations.


 

CARTE BLANCHE A WILLIAM FRIEDKIN


Toute la mémoire du monde convie un grand cinéaste au cœur de la manifestation. À l’occasion de la restauration, par la Warner, de son film Sorcerer ("Le Convoi De La Peur"), remake exacerbé du Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot, William Friedkin nous fait le plaisir d’être parmi nous pour une carte blanche de cinq films, parmi lesquels Le Samouraï de Jean-Pierre Melville (restauré par Pathé).

 

RESTAURATIONS ET INCUNABLES


Dans cette section, l’éclectisme est à nouveau de mise cette année. Nous présentons le résultat de deux années de travaux menés par Why Not Productions pour restaurer numériquement Shoah de Claude Lanzmann, à partir du négatif original 16 mm. Autre projet hors normes, la restauration du premier film à épisodes de Louis Feuillade, Fantômas, entreprise par Gaumont Pathé Archives. Une « Nuit Fantômas » rendra hommage au vénéneux « génie du mal ». Nous montrerons aussi le premier opus en couleurs de Yasujiro Ozu, Fleurs d’équinoxe. En clôture, La Cinémathèque française présentera la reconstruction d’une production de la Triangle, The Half Breed d’Allan Dwan, précoce plaidoyer pour la tolérance envers les Indiens.

 

HOMMAGE À LA CINETECA DI BOLOGNA


Née il y a cinquante ans, la Cineteca di Bologna s’est hissée au rang des plus grandes archives internationales. Son festival annuel, Il Cinema Ritrovato, aura ouvert la voie à bien d’autres. Récemment, la Cineteca s’est employée à restaurer l’œuvre de Luciano Emmer, Vittorio De Seta, Elio Petri ou encore Roberto Rossellini.



LES COULEURS DU CINÉMA MUET


Peinture, pochoirs, teintages, virages ou encore séquences en Technicolor font partie intégrante du cinéma muet. Pourtant, la couleur est longtemps restée occultée du fait notamment des duplications en noir et blanc des archives qui sauvent dans l’urgence le contenu narratif des œuvres. Depuis une vingtaine d’années, ces mêmes archives ont travaillé à revenir aux nitrates originaux et à mettre au point des techniques de reproductions adaptées. Ce programme se donne pour ambition de donner à voir de nombreux procédés, certains désormais bien connus, d’autres beaucoup moins tels le Biocolor des pionniers William et Claude Friese-Greene, ou le procédé Handschiegl mis au point par l’opérateur de Cecil B. DeMille.



RAJ KAPOOR, LE SHOWMAN


À l’occasion du Centenaire du cinéma indien, nous rendons hommage à Raj Kapoor, avec le concours de l’Ambassade de l’Inde. À Bombay, Raj Kapoor fut l’un des géants du cinéma hindi à la période de l’Indépendance. Formé au sein du célèbre studio Bombay Talkies, Raj Kapoor, comme d’autres acteurs à succès de sa génération, fonda son propre studio en 1947, à l’âge de 23 ans. Dans les années 1940 et 50, il réalise quatre films qui renouvellent en profondeur le cinéma hindi. Ses œuvres reprennent à leur compte les conventions de l’époque : chants, danses, durée hors norme et goût prononcé pour le mélodrame. Mais le cinéma de Kapoor cherche du côté des néo-réalistes, d’Orson Welles ou de Frank Capra, et parvient à fondre les formes de façon virtuose.

 

 

 

 

 

Courtesy of La Cinémathèque Française

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