Planète Cinéphile

Cette semaine

PLANETE CRITIQUE : "POPULAIRE"

populaire

 

 

Synopsis :

 

"Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis … Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court …"

 

Sortie (France) : 28 Novembre 2012

 

 

Critique :

 

J'imagine la tête du producteur, le jour où le réalisateur est venu lui vendre le film. "Bon alors, ça se passe dans les années 50. C'est l'histoire d'une championne de vitesse dactylographique qui tombe amoureuse d'un assureur. Y'a pas de cul, pas de sein, pas d'explosion, pas de vulgarité. Juste une love story à l'ancienne". Beaucoup de financeurs auraient jeté le script à la poubelle. Pas Xavier Amblard (déjà producteur de "Polisse" et "Le Concert"... Un mec au nez creux, donc). Bien lui en a pris. C'est vrai qu'au début du film, on est un peu dérouté. Une histoire cousue de fil blanc, une mise en scène très théâtrale, des personnages caricaturaux ... Ce film est aux antipodes des œuvres à la mode, tournées caméra à l'épaule, où les personnages disent "fuck" toutes les deux phrases. Et pourtant, le charme opère. L'image est belle, avec le grain désuet de cette époque où les papiers peints étaient un peu trop chargés en motifs. Le genre de film qui met un peu de rose sur nos bleus à l'âme. Passer notre amour à la machine (à écrire), ça a du bon ! L'hommage aux comédies romantiques américaines des années 50 est clairement assumé; ce n'est pas un hasard si l'héroïne accroche une photo d'Audrey Hepburn sur le mur de sa chambre (alors qu'elle aurait pu choisir Gloria Lasso par exemple, autre star de l'époque ...). Tous les personnages sont séduisants, surtout la jolie Déborah François à la candeur désarmante et au sourire ravageur. A l'inverse, Nicolas Bedos excelle dans son personnage de fils à papa insupportable (un rôle de composition ?). "Populaire" mériterait d'être un succès populaire.

 

 

 

Remerciements à Romain Duchez (moncahieramoi.over-blog.com)

Partager cet article