Planète Cinéphile

Cette semaine

PLANETE CRITIQUE : "TED"

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Synopsis :

 

"À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !"

 

Sortie (France) : 10 Octobre 2012

 

 

Critique :

 

Déjà papa des cultissimes séries animées "Les Griffin" et "American Dad !", Seth MacFarlane accouche de son premier bébé cinématographique. Et on peut dire qu’il a mis du cœur à l’ouvrage ; à la fois réalisateur, scénariste, producteur et doubleur US (de Ted), le bonhomme y a cru à son histoire de peluche vivante. Donnons-lui raison, Ted a été un des cartons de l’été aux States et on parle déjà d’un deuxième opus. Alors, cette peluche, à la fois si vulgaire et attachante, mérite-t-elle tout ce succès ? Eh bien oui … et non.

 

Dur de dire le contraire, cette idée de peluche qui prend vie suite au vœu d’un petit garçon de 8 ans est brillante. Celle d’intégrer Ted aussi bien à la vie quotidienne l’est encore plus. Autre très bon point, le film est multi référencé, si bien que si vous n’accrochez pas à son humour, vous pourrez au moins vous amuser à chercher tous les petits clins d’œil glissés un peu partout durant 1h45.

 

Quoi ? Vous m’avez vu venir ? Et oui, Ted ne m’a absolument pas fait rire. MacFarlane nous sert un humour gras et très masculin. Mis à part quelques sourires et un vrai éclat de rire au moment de la référence à Alien, mes zygomatiques n’ont pas eu tant de boulot que ça pour ce qu’on appelle une comédie. Mais, rassurez-vous, la salle, elle, riait aux éclats. Des pleurs de mon voisin de gauche aux gesticulations de celui de droite, l’audience était en délire.

 

Il se pourrait en effet que Ted soit un film de mec à regarder entre potes avec bière à la main et pizza dans le gosier. Parce que, soyons clairs, le personnage de Mila Kunis n’est là que pour faire baver cette même assistance masculine. J’espérais que son personnage ne se résumerait pas qu’à la jolie chieuse. Pour résumer, Ted manque un peu d’œstrogènes (hormones femelles pour les incultes).

 

Je vous engage tout de même à laisser une chance à cet ours, représentant d’une espèce en voie d’extinction : le cinéma original et osé.

 

 

 

Remerciements à AL (http://www.labobineselective.com)

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