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BACK 2 CLASSICS: "L'ANGE EXTERMINATEUR" (1982)

BACK 2 CLASSICS: "L'ANGE EXTERMINATEUR" (1982)

Mars était le mois du huis-clos sur LaCinetek (nous sommes depuis passés à "Epistolaire"), et avec cet étrange postulat, Luis Buñuel répond parfaitement à l'exercice. Il nous emmène ainsi dans les turpitudes de la haute bourgeoisie.

 

Car la bourgeoisie est un morceau de choix dans la filmographie de Luis Buñuel, dont il se plait à filmer l'hypocrisie et les contradictions. Dans "L'Ange Exterminateur" (1982), il y ajoute une diversité presque perturbante. Et c'est sans honte que je me dois d'avouer qu'il me manque certainement quelques éléments de l'histoire mexicaine pour bien comprendre les enjeux derrière "L'Ange Exterminateur". Le plan final en particulier. Cependant, nul besoin de tout comprendre ici pour se laisser porter.

 

Car c'est avant tout des archétypes que Buñuel s'amuse à martyriser. Celui qui défend envers et contre tout la bienséance et l'honneur, celui qui joue par la loi du plus fort, celle qui panique, etc. Chacun y va de ses aspirations et se laisse aller au fur et à mesure de l'enfermement.

 

BACK 2 CLASSICS: "L'ANGE EXTERMINATEUR" (1982)

Même si "L'Ange Exterminateur" est unanimement reconnu comme un très grand film, je dois reconnaître une certaine déception après le postulat de départ quant à lui génial. Luis Buñuel ne va pas assez loin et on sent de nombreux personnages sous-exploités. Aurait-il dû se concentrer sur 6 ou 7 personnages? Aurait-il pu aller plus loin dans un film de 1962? Toujours est-il que l'originalité du propos en impose encore aujourd'hui.

 

Notons enfin qu'une lecture en période de confinement (ou assimilé) est assez délicieuse. Quand l'ennui se confronte aux tensions entre humains condamnés à se côtoyer en permanence... Sans être transcendant, voir Buñuel maltraiter ainsi ses personnages de bourgeois reste assez jouissif. On y trouvera des scènes oniriques et métaphoriques assez rares et des jeux de faux-semblants intrigants. Un film que je recommande donc aux amateurs de Ciné Club et de Cluedo.

 

Remerciements à Rémi (Cinema-du-Z.fr), Cinéma Odyssée & LaCinetek

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