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DENNIS HOOPER (17 MAI 1936 - 29 MAI 2010)

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 Le comédien américain Dennis Hooper s'est éteint Samedi, aux alentours de Los Angeles (Californie), à l'âge de 74 ans des suites d'une complication du cancer de la prostate. Tout au long de sa Vie, la figure de proue de la contre-culture américaine nous aura livré une oeuvre complète emprunte de singularité, d'engagement et de liberté.

 

Acteur, réalisateur, scénariste, poète, peintre et photographe, Dennis Hooper est un artiste complet qui aura débuté comme acteur aux côtés de James Dean ("La Fureur de Vivre" de Nicholas Ray). Egalement auteur du film culte : "Easy Rider", ce dernier se révèlera être un symbole culturel de l'Amérique hippie, récompensé par le Prix de la Première œuvre au Festival de Cannes, en 1969. Dennis Hooper est également connu pour ses remarquables performances d'acteur dans "Blue Velvet" de David Lynch, "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola ou "True Romance" de Tony Scott.

 

 Dennis Hopper a tourné dans plus de 150 films. Il est aussi reconnu comme réalisateur, peintre, poète et photographe dont les expositions, notamment à la galerie de Monika Mohr à Hambourg et à la ACE Gallery à Los Angeles, ont été fréquentées par des milliers de visiteurs. Dennis Hopper fait véritabelement ses débuts d’acteur dans un épisode de "Medic" en 1955, dans lequel il joue un jeune épileptique, que son nom apparait pour la première fois sur les écrans mais c’est aux côtés de James Dean, à qui il voue une immense admiration, qu’il commence réellement sa carrière cinématographique. Il tient ainsi un rôle dans "La Fureur de Vivre" ("Rebel Without A Cause") (1955) avec le rôle de De Goons et dans "Géant" ("Giant") (sorti en 1956), deux des trois films de la courte carrière cinématographique de James Dean. Sa rencontre avec James Dean confirme sa vocation. La mort de James Dean dans un accident de voiture en 1955 affecte profondément le jeune Hopper, et c'est peu de temps après cela qu’il entre en conflit avec le réalisateur expérimenté Henry Hathaway sur le film "From Hell To Texas". Le comportement de Hopper sur le tournage est tel qu’il est banni de Hollywood pendant plusieurs années. Dans l’impossibilité de jouer au cinéma, Hopper se tourne vers la photographie et réalise la couverture de l’album River Deep - Mountain High de Ike et Tina Turner (1966). À New York, il étudie à la fameuse Lee Strasberg Acting School. Il apparait dans plus de 140 épisodes de séries télé comme "Bonanza", "La Quatrième Dimension", "The Defenders", "The Big Balley", "The Time Tunnel" et "Combat !"

 

Bien que Hopper soit capable de faire des films comme "Les Quatre Fils de Katie Elder" ("The Sons Of Katie Elder") et "Cent dollars pour un Shérif" ("True Grit"), dans lesquels il a des scènes avec John Wayne, ce n’est que lorsqu’il joue avec Peter Fonda et réalise "Easy Rider" qu’il impressionne durablement l’establishment hollywoodien. Hopper écrit et réalise d’autres films comme "The Last Movie" en 1971. Universal qui l'avait financé (près d'un milion de dollars) et avait laissé à Hopper le "final cut" refuse de le distribuer et de tirer des copies, et en contrepartie en abandonne à Dennis Hopper tous les droits. Hopper en fait tirer à son compte quelques rares copies, et vient notamment le présenter à la Cinémathèque Française pour une représentation unique et un débat avec le public. Entre le nombre minuscule de copies et la radicalité de l'approche,le film est évidemment un échec auprès du public et fait dérailler sa carrière pour des années. Sa dépendance à l’alcool et à la drogue empire gravement. Toujours est-il qu’il continue à tourner des films à cette époque, comme "Mad Dog Morgan", "Tracks", "The American Friend", "Apocalypse Now", et il obtient un grand succès pour la réalisation et son rôle dans "Out Of The Blue".

 
Dennis Hopper et Jack Nicholson à la 62 éme cérémonie des Oscars en Mars 1990. Au début des années 1980, Hopper entreprend un programme de désintoxication et se libère de ses dépendances. Il tourne dans certains films puissants comme "Rusty James" ("Rumble Fish") et "The Osterman Weekend" de Sam Peckinpah, où il tient un rôle relativement discret; sa carrière ne redémarre pour de bon que grâce à son interprétation du sadique Frank Booth dans "Blue Velvet" de David Lynch.
En 1988, il tourne le film "Colors", apprécié par la critique, sur les gangs de Los Angeles. Il continue d’être une personnalité importante à Hollywood, tant comme acteur que comme photographe et réalisateur. En 1994, il tient deux rôles de méchant, dans le film "Speed" face à Keanu Reeves et Sandra Bullock, et en 1995 face à Kevin Costner dans "Waterworld".

 

 

 

 

 

Courtesy of Reuters

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