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"DE LA PAGE À L'ÉCRAN", À DÉCOUVRIR EN CINÉ-CONCERT

"DE LA PAGE À L'ÉCRAN", À DÉCOUVRIR EN CINÉ-CONCERT

Pendant les vacances de Noël et jusqu’au 21 janvier 2020, la Fondation Jérôme Seydoux- Pathé propose à ses spectateurs un cycle romanesque inédit. Tous les publics pourront découvrir sur grand écran et en Ciné-Concert des chefs-d’œuvre du cinéma muet inspirés des plus grands écrivains du XIXème siècle.

Victor Hugo, George Sand, Émile Zola et surtout Honoré de Balzac, ces grands romanciers du XIXème siècle, ont très vite été adaptés par le septième art. Leurs œuvres mêlant événements historiques et drames, incarnées par des personnages complexes et attachants, ont inspiré au cinéma un grand nombre de scénarios.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé a choisi de mettre en lumière les toutes premières adaptations cinématographiques. Mélodrames, romans réalistes, études philosophiques... les cinéastes européens et américains de l’époque ont mis en image les plus grandes œuvres de la littérature.

Honoré de Balzac, tout particulièrement, a suscité l’inspiration des cinéastes de l’époque. Ainsi, en 1923, son Ferragus prend vie devant la caméra de Gaston Ravel et sous les traits du comédien René Navarre ; sa Duchesse de Langeais inspire les réalisateurs André Calmettes en 1910 (Madame de Langeais) et Paul Czinner (Liebe) en 1927.

"DE LA PAGE À L'ÉCRAN", À DÉCOUVRIR EN CINÉ-CONCERT

En Italie, les réalisateurs Arturo Ambrosio et Luigi Maggi sont conquis par une nouvelle peu connue de l’écrivain, La Grande Bretèche. Portée à l’écran en 1909 sous le titre Spergiura !, cette histoire de mari jaloux qui emmure l'amant de sa femme caché dans un cabinet a aussi inspiré, la même année, André Calmettes (La Grande Bretèche) et D.W. Griffith (La chambre scellée).

Parmi les grands romans réalistes, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé présentera La Cousine Bette adaptée en 1922 par Max de Rieux. Mais aussi deux Eugénie Grandet : celle d’Émile Chautard et Armand Numès (1910) et celle du réalisateur américain Rex Ingram en 1921 intitulée The Conquering Power dans laquelle on peut voir l’acteur Rudolph Valentino dans le rôle du cousin Charles. Deux versions du Père Goriot seront aussi proposées : celle de Jacques de Baroncelli (1921) et celle d'E. Mason Hopper intitulée Paris at Midnight (1920) avec Lionel Barrymore en Vautrin.

Les Études philosophiques de Balzac sont elles aussi à l’origine de nombreuses adaptations. En 1920, Léon Poirier transpose, sous le titre Narayana, l’intrigue de La Peau de chagrin à l’époque contemporaine tout comme Ernest C. Warde dans The Dream Cheater (1920). L'Auberge rouge, chef-d'œuvre de Jean Epstein (1923) - à qui on doit aussi Mauprat d'après George Sand (1926) - sera le clou de cette programmation.

Le cycle consacrera aussi un programme spécial à Albert Capellani. Le cinéaste a adapté, entre autres, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo sous le titre La fille du sonneur (1906), L'Assommoir d’Emile Zola (1909), Quatre-vingt-treize de Victor Hugo (1921) et des contes pour enfants comme Cendrillon, Aladdin, La Belle au bois dormant ou Le Petit Poucet. À cette riche programmation s’ajoute la rare version des Misérables d'Henri Fescourt (1925) et celle de Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley avec Lon Chaney (1923).

Un programme inédit pour finir en beauté l’année 2019 et commencer 2020 !

Plus d'infos: www.fondation-jeromeseydoux-pathe.com

Courtesy of Iconauta & Pathé avec la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé - Droits réservés

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